Le grand SUV électrique de BYD gagne deux moteurs et affiche jusqu’à 515 kW cumulés dans les documents réglementaires chinois. Cette nouvelle déclinaison à cinq places promet une fiche technique musclée, mais ses performances réelles, son autonomie et son éventuelle arrivée en Europe restent à éclaircir.

BYD Tang EV : deux moteurs et 515 kW annoncés
Après la version à propulsion révélée durant l’été, le BYD Tang EV apparaît dans une configuration à transmission intégrale. Le dossier réglementaire chinois décrit un moteur asynchrone de 215 kW à l’avant et un moteur synchrone à aimants permanents de 300 kW à l’arrière.
Le total atteint 515 kW, soit environ 700 ch sur le papier. Ce chiffre additionne les puissances maximales indiquées pour chaque moteur : la puissance réellement délivrée en même temps dépendra de la batterie et de la gestion électronique. La variante à propulsion précédemment recensée se contente, elle, du bloc arrière de 300 kW, soit près de 408 ch.
La vitesse maximale déclarée est de 250 km/h, identique à celle de la version à un moteur. Aucun temps d’accélération n’a encore été communiqué pour cette nouvelle motorisation électrique. Avec deux essieux moteurs, la voiture peut répartir la force entre l’avant et l’arrière, un avantage sur chaussée glissante ou lors d’une relance énergique.
Les chiffres connus à ce stade
| Donnée | BYD Tang EV intégral |
|---|---|
| Puissance des moteurs | 215 kW à l’avant et 300 kW à l’arrière |
| Puissance cumulée déclarée | 515 kW, environ 700 ch |
| Vitesse maximale | 250 km/h |
| Masse à vide | 2 520 kg |
| Places | 5 |
Un SUV électrique de plus de cinq mètres, mais limité à cinq places
La troisième génération grandit par rapport au Tang chinois précédent. Elle mesure 5 045 mm de long, 1 980 mm de large et 1 740 mm de haut, avec un empattement de 2 950 mm. La longueur progresse de 145 mm et l’empattement de 130 mm : ces centimètres supplémentaires peuvent libérer de l’espace à bord, même si les mesures d’habitabilité ne sont pas encore disponibles.
Le choix de cinq places distingue cette déclinaison du Tang électrique vendu en France, qui accueille sept occupants. Le nouveau modèle chinois ne doit pas non plus être confondu avec le Da Tang, un grand SUV de la gamme locale mesurant environ 5,26 mètres. Les noms se ressemblent, mais les véhicules occupent des rôles distincts dans l’offre de BYD.
Pour situer la stratégie du constructeur, le marché chinois sert de laboratoire à une gamme très large, entre SUV familiaux, berlines et modèles électrifiés. Les lecteurs qui suivent cette expansion peuvent retrouver les nouveautés BYD présentées à Shanghai, tandis que le panorama des voitures électriques chinoises replace ce Tang face à ses rivaux locaux.
Batterie LFP et autonomie : les données restent à confirmer
Les documents mentionnent une batterie lithium-fer-phosphate fournie par FinDreams Battery, filiale de BYD. Cette chimie LFP n’emploie ni nickel ni cobalt dans ses cellules et équipe déjà plusieurs modèles du groupe. Pour un SUV de 2,5 tonnes, la capacité de la batterie pèsera lourd dans l’équilibre entre autonomie, coût et performances.
Des informations liées à cette génération évoquent des capacités de 88,682 et 105,792 kWh, avec des autonomies comprises entre 730 et 850 km selon le cycle chinois CLTC. Rien ne permet encore d’associer ces valeurs à la version intégrale de 515 kW. Le CLTC diffère du cycle WLTP européen : ces distances ne sont donc pas transposables telles quelles à un trajet français.
BYD communique aussi autour de recharges très rapides, avec une durée de cinq minutes pour passer de 10 à 70 % dans certaines conditions. La puissance de charge et la courbe propres à cette version restent inconnues. Les annonces sur la recharge doivent donc être distinguées des caractéristiques confirmées dans le dossier réglementaire ; la technologie des batteries LFP donne un éclairage utile sur cet axe de développement.
Une arrivée en France qui n’est pas annoncée
Les équipements pourraient varier selon les finitions. Les informations chinoises font état de plusieurs dessins de jantes, d’éléments de personnalisation et de marchepieds fixes ou électriques. Une monte en 245/45 R21 figure dans les caractéristiques déclarées ; la suspension pneumatique DiSus-A et les aides à la conduite DiPilot 300 sont associées à cette génération, sans confirmation précise pour cette configuration.
- Ce qui est établi : deux moteurs, quatre roues motrices, 515 kW cumulés et une vitesse de pointe annoncée de 250 km/h.
- Ce qui reste à préciser : prix, autonomie de cette version, capacité de batterie retenue et équipements selon les finitions.
- Ce qui n’est pas annoncé : commercialisation française, commandes en Europe et calendrier de livraison sur notre marché.
Le Tang électrique actuellement vendu en France appartient à une génération différente, tandis que le nouvel Atto 8 est présenté pour l’Europe avec sept places. Il serait donc prématuré de considérer ce Tang EV chinois comme son remplaçant. La commercialisation de la nouvelle génération est évoquée pour le quatrième trimestre 2026 en Chine, mais le tarif de la déclinaison intégrale n’est pas encore connu.
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