Près de neuf ans après la première présentation du projet, Tesla remet son Roadster sous les projecteurs. En France, réserver cette sportive électrique peut demander jusqu’à 250 000 €, alors que le constructeur n’a publié ni prix final ni date de livraison garantie.

Tesla Roadster : les montants demandés pour une réservation en France
La nouvelle présentation du Tesla Roadster, organisée le 15 octobre 2026 aux États-Unis, s’accompagne d’une ouverture des réservations sur le site français de la marque. Les sommes affichées sont élevées, mais elles ne représentent pas le prix d’achat de la voiture.
Pour la version Performance, le parcours prévoit deux versements : 5 000 € au moment de la réservation, puis 45 000 € dans les dix jours. La version Thrust suit le même principe, avec un second versement de 245 000 €, soit 250 000 € au total.
| Version | Premier versement | Second versement | Total de réservation |
|---|---|---|---|
| Performance | 5 000 € | 45 000 € | 50 000 € |
| Thrust | 5 000 € | 245 000 € | 250 000 € |
| Rocket | Sur invitation | Non précisé | Pas de réservation publique comparable |
La version Rocket, annoncée sur invitation, n’est pas proposée selon le même parcours public. Ces sommes correspondent à une précommande ou à une réservation, pas à une commande définitive d’une voiture dont le tarif serait connu. Pour suivre les dernières annonces autour de cette présentation, le site revient sur l’événement consacré au Roadster.
Un acompte élevé, mais des conditions à examiner
Le premier versement de 5 000 € est présenté comme remboursable sur le parcours de réservation. Pour le reste, mieux vaut lire les conditions contractuelles dans leur version applicable au moment du paiement : les informations disponibles ne permettent pas d’affirmer que la totalité des 50 000 ou 250 000 € sera rendue sans condition en cas d’annulation.
Une réservation ne signifie pas que la fabrication de l’exemplaire est lancée. Elle ne fixe pas non plus le prix final, les équipements de série ou une date de livraison garantie. Un acheteur peut donc engager une somme importante sans savoir combien coûtera finalement sa voiture électrique ni quand elle arrivera en France.
- Performance : 50 000 € de versements annoncés, sans tarif catalogue français communiqué.
- Thrust : 250 000 € à verser pour réserver, avec une technologie de propulsion encore à encadrer.
- Rocket : accès sur invitation et absence de réservation publique comparable.
Pour les clients, le point à vérifier n’est donc pas seulement le montant prélevé, mais aussi les modalités de remboursement et les obligations associées au second versement.
Performance, Thrust et Rocket : trois promesses très différentes
La Performance est présentée comme la déclinaison destinée à la route. Tesla met en avant des accélérations fulgurantes, mais les caractéristiques définitives d’une version homologuée pour l’Europe ne sont pas encore publiées. Les démonstrations réalisées lors de l’événement ne remplacent pas un essai indépendant d’un modèle de série.
La Thrust ajoute des propulseurs à gaz froid développés avec l’expertise de SpaceX. La Rocket pousserait le concept plus loin avec des propulseurs conçus pour de brèves évolutions aériennes. Ces annonces nourrissent le spectacle, mais elles ne constituent pas une preuve d’homologation routière ; la configuration Rocket et ses dix propulseurs soulèvent une question concrète : où et dans quelles conditions pourrait-elle être utilisée ?
Pas encore de tarif définitif ni d’autonomie WLTP
Tesla n’a pas communiqué de grille tarifaire française pour les différentes versions. Les 50 000 € et 250 000 € ne permettent donc pas de calculer le coût total, ni de mesurer précisément l’écart de prix entre Performance et Thrust.
La capacité de batterie, la consommation homologuée, la recharge et l’autonomie selon le cycle WLTP restent elles aussi à préciser. Pour circuler en France, le modèle devra satisfaire aux règles européennes de sécurité et de conformité technique. La possibilité de réserver depuis le site français ne vaut pas homologation.
Une production visée en 2028, après une longue attente
Elon Musk a évoqué un début de production en 2028. Il s’agit d’un objectif annoncé, pas d’un calendrier contractuel pour les clients français. La deuxième génération avait déjà été présentée en novembre 2017, et ce délai invite à distinguer une démonstration publique d’une voiture prête à sortir d’usine.
Le Roadster conserve ainsi une place à part dans l’automobile haut de gamme : il attire par ses performances annoncées, mais l’engagement financier précède encore les réponses sur le prix, l’autonomie et la livraison. L’histoire des réservations précédentes, racontée dans ce retour sur les premiers clients en attente, rappelle pourquoi ces promesses méritent d’être examinées avec prudence.
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