Un coup de pouce supplémentaire pour tourner le dos au thermique.
Suite à une forte réduction des subventions gouvernementales pour les véhicules électriques en début d’année, l’État a décidé de débloquer de nouveaux fonds pour inciter plus de conducteurs à opter pour ces alternatives écologiques. Ce soutien prend la forme d’un bonus de 1 000 euros, qui viendra s’ajouter aux dispositifs déjà en place, mais uniquement pour les modèles équipés de batteries produites en Europe.
Cette mesure incitative pourrait persuader certains ménages encore hésitants à s’engager dans cette transition, tout en représentant également une initiative protectionniste visant à soutenir la production locale de batteries.
Acheter électrique, oui, mais avec une préférence pour l’Europe
Investir dans un véhicule électrique demeure un choix financier considérable ; à caractéristiques équivalentes, les voitures électriques coûtent généralement plus cher que leurs homologues thermiques. Même avec les aides en vigueur, cela constitue un frein majeur à l’achat, sans oublier les préoccupations, souvent infondées, relatives à l’autonomie des VE qui conduit de nombreux consommateurs à rester attachés aux moteurs thermiques.
Depuis le 1ᵉʳ juillet, le bonus écologique a été rehaussé pour atteindre 3 100 euros (il était auparavant à 2 000 euros), et peut même atteindre 4 200 euros pour les ménages à faibles revenus. Grâce à cette nouvelle aide, certains acheteurs pourront profiter d’un total de jusqu’à 5 200 euros d’aides cumulées.
Cette nouvelle mesure est d’ores et déjà en application, et le ministère de la Transition écologique a garni son communiqué d’informations indiquant qu’une « liste des véhicules éligibles […] sera mise à jour mensuellement sur le site de l’Ademe ». Ce score environnemental, qui doit être atteint par les véhicules, a été établi l’année dernière.
Il existe une réelle volonté politique derrière ce soutien financier : chaque voiture bénéficiaire de cette aide permettra de soutenir la filière de fabrication de batteries sur le sol européen. En conditionnant ce bonus, le gouvernement espère que les consommateurs choisiront d’acheter des modèles européens, même si cela signifie renoncer à certaines options à prix réduit en provenance d’Asie.
L’Europe accuse toutefois un certain retard vis-à-vis des géants chinois tels que CATL (Contemporary Amperex Technology Co., Limited) et BYD, qui dominent actuellement le marché. Le ministère exprime l’ambition que cet incitatif puisse « favoriser le rapatriement de la chaîne de valeur des véhicules électriques et soutenir les emplois industriels sur notre continent ».
A même nos leaders du secteur (Powerco, ACC et Verkor), dans un contexte de forte pression exercée par les compétiteurs asiatiques et américains, les inquiétudes sont palpables. Ils ont récemment sollicité des subventions de Bruxelles pour des milliards d’euros, afin de faire face à cette concurrence qui ne respecte pas les mêmes règles que celles de l’Europe. Le retard à combler est tel qu’il semble de plus en plus difficile d’envisager une concurrence équitable.
Pour rester informé sur les véhicules concernés par ce nouveau bonus, il faudra consulter cette page. Bien que cette initiative soit bienvenue, elle ne résoudra pas les problèmes fondamentaux qui nous ont menés à cette situation : un immense retard industriel, une dépendance accrue de l’Europe envers les chaînes d’approvisionnement asiatiques et un manque de soutien à nos industriels par rapport à leurs concurrents.
- Une nouvelle aide de 1 000 euros s’ajoute aux dispositifs existants pour l’acquisition d’un véhicule électrique équipé d’une batterie fabriquée en Europe.
- Le montant total des aides peut atteindre 5 200 € pour certains foyers.
- Cette démarche vise à orienter les consommateurs vers des modèles européens tout en consolidant une filière locale confrontée à la concurrence asiatique et américaine.
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