Royal Enfield Flying Flea C6 : une moto électrique à moins de 6000 € 💰
Pour environ 5 990 €, les amateurs de motos pourront découvrir la C6 de Royal Enfield, commercialisée sous le nouveau nom de Flying Flea. Cette introduction de marque est prometteuse, car elle annonce une toute nouvelle gamme de modèles, la C6 n’étant que le premier d’une série à venir.
Concernant la conduite de la C6, cette moto peut être pilotée avec une formation 125 cm³. En s’installant au guidon, on remarque immédiatement une sensation différente de celle d’une moto à moteur thermique, avec un couple instantané supérieur et une puissance maximale de 15 kW (20 ch). Léger avec ses 124 kg, il atteint une vitesse de pointe de 110 km/h selon nos tests.
La batterie de la C6 est annoncée comme permettant un usage en milieu urbain ainsi qu’en périphérie. En effet, conforme à la norme WMTC, cette moto offre une autonomie de 80 km en cycle extra-urbain et de 104 km en milieu urbain. Durant notre essai, l’autonomie réelle fluctuait entre 64 et 86 km, variant selon le type d’utilisation, qu’elle soit urbaine ou mixte avec autoroute. En moyenne, nous avons observé une consommation de 57 Wh/km.
Un design vintage inspiré du siècle dernier 🎨
Ce qui attire immédiatement l’attention sur la C6, c’est sa fourche innovante. Plutôt que d’utiliser des tubes classiques, elle adopte un système de biellettes associé à deux amortisseurs de chaque côté pour contrôler ses mouvements. Également connu sous le nom de fourche à parallélogramme, ce mécanisme était en vogue dans plusieurs motos au XXe siècle.
En fait, la fourche de la Royal Enfield Flying Flea des années 1940 a servi d’inspiration, étant amortie par de grands élastiques. À l’époque, le poids était un facteur critique, car cette moto militaire était conçue pour être parachutée avec soin.
Les diverses lignes de la moto sont les seules ressemblances avec l’originale. Le cadre, qui est en aluminium moulé, est assemblé sans aucune soudure, offrant une conception robuste tout en entourant le caisson de batterie en magnésium, qui, lui, est décoré de motifs en forme de vagues pour une meilleure dissipation de la chaleur.
Sur ce modèle, tous les composants bénéficient d’un refroidissement par air. Bien que la constructibilité suggère une homologation pour deux personnes, la majorité des images promotionnelles montrent la moto avec un seul conducteur.
ABS et contrôle de traction : des technologies de sécurité essentielles ⚙️
L’ABS, souvent négligé au profit de systèmes de freinage combinés moins coûteux, est une caractéristique importante de la C6. Flying Flea a décidé d’intégrer un ABS performant, capable de s’adapter aux inclinaisons et d’assurer une réaction sécurisée, une technologie d’habitude réservée aux motos haut de gamme.
La moto se contente d’un unique disque de frein à l’avant, ce qui est suffisant eu égard à sa catégorie. La puissance de freinage est satisfaisante, permettant de aborder des routes sinueuses à des vitesses convenables. Le contrôle de traction fonctionne également, bien qu’il semble interrompre la puissance de manière abrupte, attestant d’une gestion basique des incidents d’adhérence.
Du côté du confort, la selle et l’amortisseur arrière présentés par la C6 peuvent laisser à désirer, car ils filtrent mal les inégalités de la route. La fourche, en revanche, se montre plus réactive aux imperfections, offrant une sensation plus douce.
Tout le savoir-faire Royal Enfield dans une moto électrique ⚡
Royal Enfield parvient à proposer cette moto à un tarif abordable, malgré un investissement conséquent de 15 à 20 millions d’euros pour son développement électrique. Tous les composants de la moto, de la gestion de la batterie à l’électronique embarquée, ont été développés en interne, à l’exception des cellules de la batterie qui proviennent d’un constructeur coréen, comme LG ou Samsung, et qui sont soudées au laser pour une efficacité thermique optimale.
Le contrôleur du moteur est directement fixé au moteur, éliminant ainsi le besoin de câbles supplémentaires, ce qui minimise les pertes d’énergie. Globalement, le design technique de la marque reflète un souci d’optimisation à tous les niveaux.
En ce qui concerne la qualité perçue, tout, des poignées aux commodos, montre une finition soignée. L’écran rond, tactile, permet l’entrée du code de démarrage en cas d’oubli de téléphone, un détail qui souligne l’innovation de la moto exemptée de clé de contact !
En outre, la moto reste connectée, offrant une intégration 4G constante et de multiples fonctionnalités comme le Wi-Fi, le Bluetooth et le GPS. Bien que la projection de Google Maps sur le tableau de bord soit une fonctionnalité appréciée, l’interface peut sembler lente, rappelant les écrans de smartphones moins récents.
Puissance dosable et chargement pratique 🔌
Nous avons testé la C6 sur une distance d’environ 150 km comprenant autoroute, routes variées et trajets urbains, découvrant différentes modalités de conduite. Le mode personnalisé permet d’ajuster les réactions de la moto, y compris le frein moteur qui fonctionne activement ou passivement selon la position de la poignée.
En milieu urbain, la moto offre une forte accélération grâce à son moteur électrique, conservant son couple jusqu’à plus de 50 km/h (0 à 60 km/h en 3,7 secondes selon les spécifications). Cette sensation de puissance est marquée, notamment lors des accélérations.
En milieu rural, son gabarit compact se fait sentir ; après 90 km/h, la puissance de reprise est réduite, et une vitesse de croisière sécurisée se situe autour de 105 km/h. Le manque de protection contre le vent est à noter, mais cela fait partie des compromis d’une moto légère.
Le retour de conduite est agréable, surtout lorsqu’on active le frein moteur avec un simple mouvement de la poignée. Ce système apporte une sensation de conduite fluide, semblable à l’effet « one pedal » dans les voitures électriques, permettant de régler la décélération de 10 à 100 % selon les préférences de l’utilisateur.
Concernant la recharge, il est possible d’utiliser une prise standard, semblable à celle d’un appareil de cuisine, d’une puissance limitée à 1,1 kW. Pour une recharge plus rapide à 2,2 kW, il faudra recourir au chargeur fourni avec la moto, qui est plus volumineux en raison de systèmes de sécurité additionnels. Le fabricant promet un temps de charge de 20 à 80 % en 1 heure et 5 minutes, bien que nous n’ayons pu vérifier cette affirmation car le temps de recharge peut être prolongé après une utilisation intensive due à la chaleur accumulée de la batterie.
Peu de concurrence et prix attractif 🏍️
Il est conseillé de ne pas se précipiter sur l’achat de la C6, surtout avec d’autres modèles qui verront le jour prochainement, tels que la S6. Cependant, l’introduction de Royal Enfield sur le marché des motos électriques est réussie, offrant un produit séduisant et bien équipé dans son segment.
Face à la concurrence, la Maeving RM2 avec batteries amovibles est plus chère et sans ABS. Pour une alternative moins coûteuse, la Super Soco TC Max, bridée à 95 km/h, se trouve à environ 3 500 €. Pour un modèle plus performant, pourquoi ne pas considérer la Vmoto Stash, vendue pour environ 7 000 € ?
Flying Flea C6
5990€
Design
9.0/10
Performances
6.0/10
Confort
7.0/10
Maniabilité
9.0/10
Autonomie et recharge
7.0/10
On aime
- Finitions
- ABS et TC sur l’angle
- Puissance disponible
- Freinage
- Connectivité et équipements d’origine
On aime moins
- Bruit de fonctionnement
- Pas de protection météo
- Confort de la selle et de l’amortisseur arrière
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