Un tragique accident a eu lieu récemment, entraînant le décès d’une femme chez elle à la suite d’une collision avec une Tesla. Le conducteur du véhicule, qui affirme que sa voiture était en mode Autopilot au moment de l’incident, est sous enquête pour comprendre les circonstances de ce drame.
Le vendredi 20 juin, vers 20 heures, une Tesla Model 3 circulait en direction de l’est sur Rose Hollow Lane, dans la banlieue de Katy, près de Houston. Son conducteur, Michael Butler, aurait raté un virage et, selon les autorités, aurait percuté à grande vitesse le mur d’un domicile situé au 1907 Blooming Park Lane. Au moment de l’accident, Martha Avila Mantilla, âgée de 76 ans, se tenait dans son salon. Elle a subi des blessures graves dues à l’impact et a été évacuée par hélicoptère vers un hôpital à proximité, où elle a malheureusement succombé peu après.
Tesla sous enquête fédérale suite à l’accident tragique
Michael Butler, qui a également subi des blessures, a déclaré aux enquêteurs que son véhicule était en mode Autopilot au moment de l’accident. La réponse d’Elon Musk a été rapide : sur X, il a exprimé son incompréhension face à cet incident, affirmant que le FSD (Full Self-Driving), le système de conduite autonome de Tesla, opérait lentement dans des zones résidentielles et qu’il s’agissait d’un accident à grande vitesse.
Ashok Elluswamy, le responsable de l’ingénierie logicielle d’Autopilot chez Tesla, a précisé que le conducteur avait désactivé manuellement la conduite autonome en enfonçant complètement l’accélérateur dans cette zone résidentielle, atteignant une vitesse de 117 km/h au moment de l’impact, et qu’il a continué à appuyer sur la pédale même après la collision.

Ces révélations sont maintenant entre les mains de la NHTSA (National Highway Traffic Safety Administration), qui enquête afin de déterminer si le système d’aide à la conduite était actif durant l’accident. Cette agence fédérale va examiner les boîtes noires du véhicule pour faire la lumière sur les déclarations de tous les intervenants.
Depuis 2022, le FSD est autorisé au Texas et devrait débarquer en Europe cet été dans sa version complète « Supervised », malgré l’opposition ferme de divers pays comme la Suède. D’ailleurs, la NHTSA a ouvert une enquête particulièrement extensive en mars concernant le FSD, visant les 3,2 millions de Tesla (Model S, 3, X, Y et Cybertruck) fabriquées entre 2016 et 2026, incluant le modèle impliqué dans l’accident ayant coûté la vie à Martha Avila Mantilla.
Ce système a déjà été lié à plusieurs incidents mortels et autres problèmes graves, provoquant des inspections continues par les autorités américaines depuis 2016, alors même que Tesla clame que son FSD est opérationnel depuis pratiquement aussi longtemps.
- Une femme de 76 ans a perdu la vie après qu’une Tesla Model 3 ait percuté sa maison alors qu’elle était en mode Autopilot.
- Le conducteur a dépassé les 117 km/h dans une zone résidentielle avant l’impact, malgré ses affirmations sur le bon fonctionnement du système.
- Une enquête fédérale a été déclenchée pour déterminer les circonstances précises de l’accident et vérifier l’état du système d’aide à la conduite.
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