Mauvaise nouvelle pour les adeptes du smartphone au volant. Dans le département du Pas-de-Calais, un nouvel arrêté vient de durcir les règles en la matière, signifiant la fin d’une certaine insouciance.
Actuellement en France, l’utilisation d’un téléphone mobile au volant est passible d’une amende de 135 euros et d’un retrait de 3 points de permis. Néanmoins, François-Xavier Lauch, le préfet du Pas-de-Calais, a opté pour une approche plus stricte en se basant sur l’article L224-7 du Code de la route. Cet article lui confère le pouvoir de suspendre immédiatement le permis de conduire si une infraction est considérée comme particulièrement dangereuse.
À partir du 6 février 2026, le simple fait de tenir un smartphone en conduisant peut mener à une suspension administrative de votre permis pour une durée de deux mois. Ce n’est pas une première puisque le département des Landes a déjà mis en place une mesure similaire l’année dernière. L’objectif de ces actions est de renforcer la sécurité routière, étant donné que l’utilisation du smartphone en conduisant augmente le risque d’accident par un facteur de 3, et jusqu’à 23 lors de la consultation d’un message.

Un arsenal complet contre les infractions au volant
Bien que l’utilisation du smartphone soit l’un des principaux axes de cette nouvelle réglementation, elle représente seulement la face visible d’un dispositif bien plus strict. Ce nouveau barème remplace les anciennes règles établies en 2024. En ce qui concerne l’alcool au volant, la suspension du permis peut aller d’un mois (dès 0,10 mg/l pour les jeunes conducteurs ou transporteurs) à six mois pour les cas les plus graves ou en cas d’ivresse manifeste. Pour les excès de vitesse, une violation de la limite de 40 km/h entraînera une suspension de 5 mois, et de 6 mois si la limite est franchie de plus de 50 km/h.
Quant aux infractions liées aux stupéfiants ou aux refus d’obtempérer, la suspension minimale sera de 6 mois, pouvant aller jusqu’à 12 mois en cas de circonstances aggravantes, comme un délit de fuite. Les conducteurs professionnels, quant à eux, feront face à des sanctions encore plus sévères. Les durées de suspension pour ces conducteurs sont doublées. Par exemple, un excès de vitesse entraînant une suspension de 6 mois pour un particulier pourrait aboutir à 12 mois pour un chauffeur professionnel. En cas d’accident mortel, la sanction pourrait atteindre 24 mois.
- Dans le Pas-de-Calais, être surpris avec son téléphone en main au volant peut désormais valoir une suspension administrative de deux mois, en supplément des amendes habituelles.
- Le préfet impose des restrictions considérablement renforcées, touchant également l’alcool, la vitesse, les stupéfiants et les refus d’obtempérer.
- Les sanctions sont particulièrement dures pour les conducteurs professionnels, avec des peines doublées et des mesures encore plus severes en cas d’accidents graves.