Renaissance automobile : Ivan Segal évoque les tendances du marché français
Ivan Segal, le responsable du secteur « Commerce » chez Renault France, aborde divers sujets tels que les ventes de la marque en France, le passage à l’électrique, le lancement de nouveaux modèles comme le Rafale, ainsi que les perspectives pour le réseau.
Automobile Propre – Quelles sont vos attentes pour la seconde moitié de l’année 2024 après un premier semestre compliqué ?
Ivan Segal – La première partie a été complexe, sans les effets bénéfiques des nouveaux lancements. Les mois à venir seront porteurs grâce aux arrivées des Rafale, Captur, Symbioz et des commandes de la R5 qui suscitent un vif intérêt.
Les chiffres clés :
En 2023 :
- Renault leader en France sur les voitures particulières avec une part de marché de 15,7 %
- 277 000 voitures vendues, dont 44,5 % électrifiées
Sur les 4 premiers mois de 2024 :
- Renault toujours en tête avec une part de marché de 15,2 %
AP – L’essor rapide de l’hybride dans votre gamme a été remarquable. Comment expliquez-vous cette croissance de 50 % en 2023 ?
Ivan Segal – Nous répondons à la demande croissante pour les véhicules hybrides en France et en Europe. Notre position de leader sur ce créneau face à Toyota en est la preuve. Les modèles hybrides représentent une part significative de nos ventes, notamment sur les segments C et B.
AP – Quelle est la situation actuelle de la voiture électrique chez Renault ?
Ivan Segal – Nous avons rencontré des difficultés avec l’arrêt progressif des Zoe et Twingo. Le contexte du leasing social a également perturbé le marché en début d’année. Notre gamme va bientôt s’enrichir avec le Scénic, suivi de la R5 et de la R4. Nous sommes optimistes pour notre avenir dans le domaine des véhicules électriques.
« Le marché de l’électrique n’est pas encore mature »
AP – Les ventes de voitures électriques connaissent-elles vraiment un ralentissement ?
Ivan Segal – Le marché de l’électrique représentait environ 20 % des ventes de voitures particulières à la fin de l’année dernière, mais une tendance à la baisse se dessine sans les aides du gouvernement. Les interrogations des clients portent sur le prix, les bonus et le coût global de possession. Aujourd’hui, le marché n’est pas prêt pour une adoption massive des véhicules électriques.
AP – Pensez-vous que les ventes de voitures électriques vont repartir à la hausse ou sommes-nous arrivés à un plateau durable ?
Ivan Segal – Nous sommes actuellement sur un plateau. Le marché de l’électrique est encore en phase d’apprentissage. Des événements extérieurs peuvent influencer fortement les ventes, mais nous croyons en un virage vers l’électrique à long terme malgré les fluctuations actuelles.
AP – Quels sont les facteurs qui pourraient favoriser ou freiner la croissance à court et moyen terme ?
Ivan Segal – Des incitations fiscales, des arrivées de concurrents sur le marché et notre propre gamme de produits devraient dynamiser les ventes. Nous sommes confiants dans la transition vers l’électrique, même si cela prendra du temps.
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