La société dirigée par Elon Musk est sous pression pour agir rapidement.
Le mardi 24 juin, la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) a mis en lumière plusieurs infractions commises par la filiale française de Tesla, jugées préjudiciables pour les consommateurs et contraires à la législation en vigueur. Voici les éléments clés à retenir concernant cette situation.
Une enquête de deux ans
Selon un communiqué de la répression des fraudes, des agents de la concurrence et de la consommation ont mené une enquête approfondie concernant Tesla France en 2023 et 2024. Cette investigation fait suite à plusieurs alertes reçues via la plateforme SignalConso l’an dernier. Les infractions observées incluent :
- Des contrats de vente sans indication de date, lieu de livraison ou mention de financement par crédit
- Demandes de paiement avant la fin du délai de rétractation applicable aux crédits affectés
- Absence de reçu pour les paiements partiels en espèce
- Pratiques commerciales inexactes relatives aux capacités de conduite autonome des véhicules, ainsi qu’à la disponibilité de certaines options et offres de reprise
- Remboursement non respecté dans les délais pour les commandes annulées par les clients
- Manque d’informations sur les modalités de livraison, notamment le lieu
En conséquence, la DDPP a donné un délai de quatre mois à la société pour se conformer à la réglementation. À défaut, une amende de 50 000 euros par jour sera appliquée, en raison de la gravité des infractions constatées. Cette sanction inclut une injonction de mettre fin aux pratiques commerciales trompeuses concernant l’option de conduite entièrement autonome sur certains modèles des voitures Tesla.
Tesla en difficulté en France
Ce contexte arrive à un moment particulièrement délicat pour Tesla. Le constructeur fait face à une sévère baisse de ses ventes, marquant un recul alarmant ces derniers mois. En mai, seulement 721 véhicules ont été immatriculés en France, ce qui représente une chute de 67 % par rapport à l’année précédente. Sur les cinq premiers mois de l’année, la baisse des immatriculations est de 47 %. Par ailleurs, la part de marché de la marque a chuté, passant de 2,14 % à 1,23 %.
Cette situation peut être expliquée par plusieurs facteurs : la gamme Tesla, autrefois perçue comme novatrice, semble désormais moins attrayante face à l’apparition de nouvelles offres européennes. Parallèlement, les controverses autour d’Elon Musk et l’essor des fabricants automobiles chinois, notamment BYD, amplifient la pression sur la marque. Pour des détails supplémentaires, consultez notre précédent article à ce sujet.
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