Le nouveau malus vise à éloigner la voiture thermique
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Le système fiscal lié à l’automobile en France s’apprête à connaître un bouleversement significatif, avec l’implémentation imminente d’un nouveau barème concernant le malus CO2. Cette réforme initiée par le gouvernement Bayrou à travers l’article 49-3 indique un renforcement sans précédent de la taxation appliquée aux véhicules polluants, effectif à compter du 1er mars 2025.
Un malus CO2 qui s’applique davantage et plus tôt
À partir de maintenant, le seuil déclencheur pour le malus est abaissé à 113 g/km de CO2, ce qui représente une diminution de 5 grammes par rapport à l’échelle actuelle. Cette révision constitue une étape majeure dans l’engagement français en matière d’écologie. La première tranche de cette nouvelle taxation démarre à 50 euros, mais augmente rapidement et de manière significative.
Un de ses aspects les plus frappants est que le plafond du malus s’élève à présent à 70 000 euros pour les véhicules dont les émissions atteignent 193 g/km ou plus. Cette augmentation, de 10 000 euros par rapport au barème précédent, reflète une intention claire de frapper durement les modèles les plus polluants.
Répercussions sur les différentes catégories de véhicules
| Émissions CO2 | Malus 2024 | Nouveau malus 2025 |
|---|---|---|
| 151 g/km | 2 370 € | 3 331 € |
| 126 g/km | 230 € | 330 € |
| 193 g/km et + | 60 000 € | 70 000 € |
Les véhicules hybrides, souvent considérés comme une option écologique, subissent également cette nouvelle taxation. Par exemple, le Toyota RAV4 hybride, avec des émissions de 126 g/km, verra sa pénalité augmenter de 100 euros, passant de 230 à 330 euros. Cette hausse reste relativement modérée par rapport aux modèles qui émettent davantage.
Évolutions prévues pour 2026 et 2027
Le texte législatif ne se limite pas à l’année 2025, il pose déjà les bases pour les périodes à venir. Les modifications s’annoncent comme suit :
- 2026 : seuil abaissé à 108 g/km et malus maximal fixé à 80 000 euros
- 2027 : seuil réduit à 103 g/km et un plafond atteignant 90 000 euros
Cette anticipation permet aux constructeurs et aux consommateurs de préparer leurs choix d’achats et de productions. La transition vers des véhicules électriques devient une option financièrement plus attractive, surtout pour les modèles haut de gamme et sportifs qui, traditionnellement, émettent davantage.
Solutions et stratégies d’adaptation
Pour faire face à ce réajustement fiscal, plusieurs alternatives s’offrent aux acheteurs. La première consiste à favoriser les modèles hybrides rechargeables ou entièrement électriques, qui sont exemptés de malus. Une autre stratégie consiste à opter pour des véhicules thermiques dont les émissions restent inférieures à 113 g/km.
Les fabricants intensifient également leur démarche de transition énergétique, proposant une gamme de modèles de plus en plus électrifiés. Ce mouvement du marché, couplé à la pression fiscale croissante, façonne un parc automobile français résolument tourné vers la neutralité carbone.
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