Un retournement surprenant a eu lieu récemment : l’Assemblée nationale a approuvé le gel du plafond du malus écologique pour les véhicules neufs. Contrairement aux attentes, ce plafond ne sera pas révisé à la hausse en 2028.
Cet amendement a suscité la satisfaction des automobilistes et des acteurs de l’industrie automobile. En effet, le gouvernement, qui a été à l’origine de réformes fiscales concernant l’automobile, a annoncé que le plafond du malus écologique pour les voitures neuves ne connaîtra pas d’augmentation en 2028, contrairement aux prévisions antérieures.
La tendance a été assez marquée ces dernières années, avec une hausse progressive des taxes sur les véhicules polluants, en particulier ceux qui émettent de grandes quantités de CO2 ou qui sont de poids élevé. Après une annonce précisant un plafond fixé à 80 000 € en 2026, puis 90 000 € en 2027, il semblait assuré que la barre des 100 000 € serait atteinte en 2028. Néanmoins, face à une économie tendue et des automobilistes en quête de prévisibilité, le gouvernement a décidé d’assouplir cette approche.
Un malus inchangé, des dérogations élargies
En termes concrets, le plafond du malus sera maintenu à 90 000 € en 2028, s’appliquant à partir de 190 g/km de CO2. Parallèlement, des assouplissements notables ont été validés. Par exemple, la Guyane bénéficiera d’une exonération totale du malus écologique, en raison du manque d’infrastructures pour favoriser l’achat de véhicules électriques. Les autres territoires ultramarins seront également dispensés du durcissement annoncé.
Une autre mesure intéressante consiste à accorder un abattement de 20 % sur le malus pour les entreprises de location de courte durée au moment d’acheter des véhicules neufs, afin de soutenir un secteur crucial pour la mobilité, souvent impacté par la fiscalité.
Le malus en fonction de la masse des véhicules subira lui aussi des révisions. Ainsi, toutes les nouvelles voitures électriques, y compris celles ne respectant pas l’éco-score (souvent à cause de leur production hors d’Europe), seront exemptées à partir de 2026. En outre, les familles nombreuses, qui bénéficiaient jusqu’ici d’un abattement de 200 kg, verront cette exonération appliquée dans son intégralité pour le malus lié à la masse.
Les décisions en attente de validation
Cependant, ces initiatives ne sont pas encore définitivement adoptées. Elles doivent être examinées par le Sénat dans les semaines à venir. La volonté manifeste de l’exécutif marque un tournant significatif : le gouvernement privilégie désormais une approche fiscale stable tout en prenant en compte la pluralité des réalités territoriales et sociales en France.
Ce retour à un équilibre dans le discours arrive à un moment clé. Entre la transition énergétique, la concurrence mondiale croissante et l’acceptabilité sociale des mesures écologiques, le secteur automobile traverse une phase délicate.
- Le gouvernement abandonne la hausse des taxes sur le malus automobile pour 2028.
- Des assouplissements sont mis en avant, notamment concernant les véhicules électriques importés, les familles nombreuses et les territoires ultramarins.
- Les propositions doivent encore recevoir l’aval du Sénat, mais elles marquent un changement de cap dans la politique fiscale automobile.
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