De moins en moins présents et souvent jugés peu pratiques, les horodateurs sont en voie de rarefaction dans nos agglomérations. Mais est-il vraiment probable qu’ils disparaissent complètement de nos villes ?
Depuis plusieurs années, des applications dédiées au stationnement, telles que PayByPhone, EasyPark et Flowbird, se sont multipliées sur les smartphones des automobilistes. Grâce à ces outils, il est désormais possible de régler son stationnement d’un simple clic, confortablement installé dans sa voiture. Cela a inévitablement des conséquences sur le nombre d’horodateurs en circulation.
À Paris, un constat saisissant se dégage : moins de 30 % des paiements pour le stationnement sont réalisés via les horodateurs. Cette tendance se retrouve également dans d’autres grandes villes françaises. Ainsi, en 2025, il ne restera plus que 3 700 parcmètres dans la capitale, un chiffre en nette baisse par rapport à 12 000 il y a quinze ans. Au cours des six dernières années, la diminution de ces appareils a été marquée, avec une chute de 28 %. Ce déclin peut s’expliquer par l’essor des options de paiement numériques, mais aussi par une politique municipale visant à réduire l’accès des véhicules dans le centre-ville. Malgré tout, les horodateurs continuent de résister et ne devraient pas disparaître complètement dans un avenir proche.
La fin des horodateurs ? Pas si vite !
Un grand nombre de conducteurs adoptent désormais le réflexe de sortir leur téléphone dès qu’ils se garent pour effectuer le paiement de leur stationnement. Les applications comme PayByPhone et EasyPark permettent même d’étendre le temps de stationnement en ajoutant quelques minutes directement depuis leur smartphone, sans avoir à se déplacer vers leur véhicule. C’est un avantage indéniable pour les utilisateurs. Cependant, les parcmètres sont souvent critiqués pour leur faible rentabilité. À Bruxelles, par exemple, la moitié des horodateurs ne couvre même pas leurs coûts d’entretien, notamment à cause du vandalisme et d’une configuration peu optimale.
Néanmoins, des conducteurs, souvent des personnes âgées ou moins familiarisées avec la technologie, continuent d’utiliser ces dispositifs pour régler leur stationnement. Ces « vieux de la vieille » persistent à faire confiance aux horodateurs.
Il faut cependant noter que les parcmètres ne sont pas prêts à tirer leur révérence. Bien que de nombreux usagers craignent une disparition semblable à celle des cabines téléphoniques, la situation semble différente grâce à des mesures législatives en place.
En effet, la législation française rend obligatoire la mise à disposition de plusieurs modes de paiement pour le stationnement sur la voie publique. Il est donc interdit de restreindre l’accès uniquement aux solutions de paiement dématérialisées concernant les recettes publiques. Par conséquent, il est peu probable que les horodateurs disparaissent complètement de notre paysage urbain. Même s’ils deviennent moins fréquents et que les utilisateurs devront peut-être marcher un peu pour trouver un moyen de paiement, les horodateurs ne risquent pas de connaître le même sort que les cabines téléphoniques, grâce à des contraintes législatives qui assurent leur maintien. Alors, moins pratiques et peu rentables, mais seront-ils vraiment absents de nos villes à l’avenir ?
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