Au fil des mois, l’engouement des Européens pour Tesla semble s’évaporer. La société américaine peine à redresser la situation, malgré le lancement du nouveau Model Y sur de nombreux marchés européens.
Depuis le début de l’année, Tesla accumule des résultats décevants en Europe. Le nombre d’immatriculations se réduit considérablement dans la plupart des pays, alors même que le secteur général des véhicules électriques continue de prospérer. Pour le premier trimestre, les ventes de véhicules électriques ont enregistré une augmentation de 23,9 % sur le Vieux Continent, tandis que celles de Tesla se sont effondrées de 37,2 %.
La chute continue de Tesla en Europe
Les résultats d’avril viennent confirmer cette tendance préoccupante. En Suède, les ventes ont chuté de 81 %, atteignant un minimum inédit depuis octobre 2022. Aux Pays-Bas, la diminution frôle les 74 %, tandis qu’au Portugal, elle s’établit à 33 %, plus significative qu’en mars. En France, le déclin est de 59,4 %, avec le Danemark enregistrant une baisse de 67,2 %.
Pour illustrer ce phénomène, en avril 2025, Tesla n’a livré que 863 véhicules en France, 180 au Danemark, 203 en Suède et 239 au Portugal. Ces chiffres marquent une chute significative par rapport à avril de l’année précédente ainsi qu’à janvier 2025, ce qui soulève des interrogations sur l’avenir de la marque sur le marché.
Nouveau Model Y : un lancement dont l’impact reste incertain
Le lancement du Tesla Model Y révisé dans divers pays européens ne semble pas suffisant pour redynamiser les ventes, même si le modèle vient à peine d’être introduit, avec en premier lieu la Launch Edition avant les versions conventionnelles. Il faudra attendre un peu pour évaluer son véritable effet sur le marché, néanmoins, les premiers indicateurs ne laissent pas augurer de résultats positifs.
Au-delà du produit, c’est l’image même de Tesla qui est mise à l’épreuve. Elon Musk, son PDG charismatique, suscite des avis partagés. En Europe, ses opinions politiques sont souvent considérées comme trop radicales, ce qui engendre un rejet chez certains consommateurs, impactant ainsi les ventes. Face à ce climat de méfiance, Tesla multiplie les offres promotionnelles : remises sur les prêts, réductions directes, et options de financement plus attractives.
Longtemps en tête du secteur, la firme américaine doit désormais composer avec une concurrence grandissante de la part des fabricants traditionnels. En avril 2025, par exemple, la R5 E-Tech a pris la première place des ventes de véhicules électriques en France, reléguant Tesla hors du Top 10. Les nouveaux venus chinois, qui offrent des modèles électriques performants à des prix compétitifs, viennent également intensifier la concurrence.
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