À Cologne, où se situe l’usine dédiée aux voitures électriques de Ford, la tension est palpable. La marque américaine a décidé de réduire ses effectifs en Europe de 14 %, entraînant un mécontentement généralisé. Dès ce mercredi, une grève sera lancée par les employés allemands.
Il y a quelques mois, en novembre, Ford a annoncé son projet de réduire ses effectifs principalement en Allemagne et au Royaume-Uni. La société de Détroit explique ces mesures par des pertes financières dues à une demande déclinante pour les véhicules électriques, associée à un manque de soutien gouvernemental dans cette transition technologique.
On assiste à un « recul social » selon les syndicats
Dans l’usine de Cologne, la première en Europe entièrement dédiée aux véhicules électriques, les travailleurs se préparent à une grève qui débutera ce mercredi. Ce mouvement a été approuvé par un vote organisé la semaine dernière, après que les syndicats ont refusé les propositions présentées par la direction.
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La production des modèles Explorer et Capri sera ainsi arrêtée ou fortement perturbée pendant plusieurs jours. Les syndicats expriment leur inquiétude face à ce qu’ils considèrent comme un véritable « recul social ». IG Metall, le syndicat représentant les travailleurs, a appelé à l’action pour faire pression sur les dirigeants. Les discussions se poursuivent, mais la tension entre les parties semble croissante.
Cette situation dépasse le cadre de Ford, car de nombreux grands constructeurs automobiles comme Volkswagen, Nissan ou General Motors font face à des défis similaires. La transition vers les véhicules électriques n’est pas sans impact sur leur situation financière. La plupart des grandes marques ont ainsi annoncé leurs propres plans de restructuration.
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