Une étude récente a examiné une vingtaine de voitures électriques à des températures de -5°. Les résultats sont particulièrement impressionnants.
Vous n’êtes pas sans savoir que lors des périodes de froid hivernal, les voitures électriques, en particulier leurs batteries, sont plus sollicitées. L’impact sur l’autonomie est évident, et il devient difficile pour ces véhicules d’atteindre les performances annoncées, souvent critiquées, par les normes WLTP. Ce phénomène de perte d’autonomie varie entre les modèles, avec des écarts de performance significatifs durant les vagues de froid.
Impact de l’hiver sur l’autonomie des véhicules électriques
Cette observation a été faite dans une étude réalisée en Norvège, en collaboration avec la fédération automobile locale et le magazine Motor. À noter que la Norvège est un leader en matière de voitures électriques, avec 114 409 unités sur les 128 691 vendues en 2024, ce qui représente une part de marché impressionnante de 88,9 %. Le climat norvégien, notoirement difficile pour les véhicules électriques, ajoute un facteur de test supplémentaire.
Un total de 24 modèles ont été analysés dans le cadre de cette étude à -5°. Les résultats montrent clairement que tous les modèles ne se comportent pas de la même manière face aux rigueurs de l’hiver. La Polestar 3 se distingue par sa résilience, ne subissant qu’une perte de 5 % par rapport à son autonomie WLTP annoncée.

La BYD Tang s’impose également comme un bon exemple, affichant une réduction de seulement 9 %. On trouve également la Mini Countryman avec une perte de 11 %, ainsi que les BYD Sealion et Lotus Emeya qui affichent une diminution de 13 %, tandis que la Mercedes Classe G affiche une perte de 14 %.
En revanche, certaines voitures de la concurrence, comme la très appréciée Tesla Model 3, montrent une baisse significative de 25 %. Même la Volkswagen ID.7 GTX Tourer accuse une perte de 23 %, ainsi que l’Audi Q6 e-tron et la Porsche Macan, avec une chute de 22 % pour chacun de ces modèles. Les différences sont marquées et intéressantes à analyser.
Notons cependant que c’est le Peugeot e-3008 qui tire la pire part dans cette étude, affichant un écart de 32 % par rapport à l’autonomie WLTP. Prévu pour une autonomie de 510 km, ce modèle n’a pu atteindre que 347 km.
Il est évident que le froid a un impact sur l’autonomie des véhicules électriques, car les variations de température influencent directement la chimie des batteries. Toutefois, ces variations dépendent également des équipements de chaque véhicule, certains étant plus énergivores que d’autres.
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