Pourquoi les autorités choisissent-elles de déployer ce type de dispositifs sur nos routes ?
La tendance ne faiblit pas. Les autorités intensifient l’implémentation de radars sur les routes françaises, en mettant l’accent ces derniers temps sur les zones à vitesse limitée à 50 km/h, où une vigilance accrue des automobilistes est nécessaire.
Où se trouvent ces nouveaux dispositifs ?
Dans les Vosges, deux nouveaux radars ont été placés : l’un sur la D1, au cœur de Pompierre près de la mairie, et l’autre sur la D420, entre Les Moitresses et La Bolle, à proximité de Saint-Dié-des-Vosges. Ces équipements sont capables de surveiller la circulation dans les deux sens et peuvent flasher les véhicules à l’avant comme à l’arrière.
En Gironde, un radar autonome a été installé à l’entrée de Lamothe, sur la D1250 entre Biganos et Le Teich, un tronçon sécurisé de 29 km, sans signaler précisément la présence de l’appareil aux automobilistes. Un dispositif similaire a été mis en place en Meurthe-et-Moselle sur la route de Toul, à Gondreville, près d’un cimetière, opérant là aussi sur les deux directions de trafic.
La multiplication des radars dans ces zones à 50 km/h n’est pas le fruit du hasard. Ces secteurs voient souvent une grande diversité d’usagers, comme des automobilistes, piétons, cyclistes, familles et personnes âgées. Le moindre écart de vitesse peut avoir des conséquences désastreuses. Par exemple, un piéton heurté à 50 km/h a quatre fois plus de risques de mourir qu’à 30 km/h.
Un autre point à considérer est que les limitations à 50 km/h sont paradoxalement les plus souvent enfreintes. Les conducteurs ont tendance à dépasser ces limites, pensant rester dans une plage de vitesse acceptable. L’implantation de radars dans ces zones vise donc à renforcer le respect des règles en vigueur.

Des dispositifs de plus en plus performants
Ces nouveaux radars s’ajoutent à la panoplie d’outils de plus en plus sophistiqués disponibles pour les autorités. Récemment, des voitures équipées de radars circulent également sur les routes françaises. Elles sont déployées dans des zones à risque accru, permettant une détection plus efficace des excès de vitesse, car leur présence n’est pas toujours connue des conducteurs.
En 2024, 3 193 personnes ont perdu la vie sur les routes en France métropolitaine, d’après l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière. Cela représente une augmentation de 26 décès par rapport à 2023. Le total des blessés s’élève quant à lui à environ 236 000.
- De plus en plus de radars sont placés dans des zones où la limitation de vitesse est de 50 km/h.
- Souvent, les conducteurs ont tendance à moins respecter cette limitation.
- L’année passée, 3 193 personnes ont perdu la vie sur les routes en France métropolitaine.
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