Une technique alarmante à connaître.
Avez-vous déjà entendu parler du terme « mouse jacking » ou vol à la souris ? Si ce n’est pas encore le cas, il est grand temps d’y prêter attention, car cette menace vise la majorité des automobilistes. Voici donc tout ce qu’il est indispensable de savoir à propos de cette redoutable méthode qui permet de subtiliser un véhicule en toute facilité.
Il est à noter que ce phénomène n’est pas isolé. En 2023, un constat alarmant s’établit : 70 % des vols de voitures en France ont utilisé cette méthode discrète, représentant environ 120 000 cas !
Qu’est-ce que c’est ?
Le terme évoque directement une souris d’ordinateur. Cela s’explique par le fait qu’en seulement quelques « clics » ou manipulations, des malfaiteurs se révèlent capables de contourner le système de verrouillage de votre véhicule. Grâce à des dispositifs électroniques spécialisés, ces voleurs réussissent à capter le signal de la clé sans fil, permettant ainsi d’accéder à l’intérieur du véhicule.
Comment se prémunir ?
Sur son site, la Maaf propose quelques recommandations simples mais efficaces pour éviter de devenir une victime. Il est conseillé, par exemple, de vérifier que les portières de la voiture sont bien fermées en tirant sur la poignée. Pensez également à vous assurer qu’il n’y a aucun objet personnel sur les sièges de la voiture et évitez de laisser des documents importants ou votre double de clé dans la boîte à gants.
De leur côté, 60 Millions de consommateurs suggère une méthode basique mais utile : l’utilisation d’une canne antivol qui verrouille le volant. Il existe aussi des étuis anti-RFID qui vous permettent de bloquer les signaux radiofréquence émis par votre clé sans fil, limitant ainsi les risques d’interception par des voleurs.
Que faire en cas de vol ?
Si vous êtes confronté au vol de votre automobile, votre première action doit être de déclarer le fait aux autorités compétentes (Police nationale ou Gendarmerie, selon votre localisation). Cela permettra d’enregistrer le véhicule comme volé, ce qui est essentiel pour démarrer le processus d’indemnisation et, potentiellement, d’identifier les coupables plus tard.
S’ensuit alors la délicate question de l’assurance. Historiquement, les compagnies d’assurance avaient souvent des réticences à couvrir ce type d’effraction, prétextant qu’il n’y avait pas eu de preuve d’effraction réelle, ce qui les rendait méfiantes face aux tentatives de fraude. Néanmoins, comme le précise 60 Millions de consommateurs, des changements ont eu lieu. Plusieurs décisions judiciaires ont été favorables aux automobilistes, poussant diverses sociétés à revoir leurs contrats afin d’inclure la prise en charge de ce risque. Pour plus d’informations, consultez l’article de nos collègues à ce sujet.
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