Oliver Zipse, le dirigeant de BMW, n’a pas mâché ses mots en affirmant que “le système actuel en Europe est un véritable désastre, menaçant à la fois l’industrie automobile et l’innovation.”
Lors du Salon de l’Automobile de Paris en octobre 2024, Zipse avait déjà exprimé sa crainte que l’Union européenne renonce à son projet d’interdiction des véhicules émettant du dioxyde de carbone d’ici 2035. Il soulignait que cette interdiction aurait pour conséquence une dépendance accrue vis-à-vis des batteries provenant de Chine pour la fabrication de véhicules électriques.
Oliver Zipse critique la réglementation de l’Union européenne
Dans une récente déclaration à la presse lors de la présentation d’un nouveau modèle, Zipse a redoublé de critiques contre la politique actuelle de l’Europe, la qualifiant de “catastrophique et potentiellement destructrice pour l’industrie automobile.”
Cependant, le dirigeant de BMW reste optimiste quant à l’évolution de la réglementation européenne, avançant qu’une issue favorable serait trouvée d’ici 2028. Selon lui, les enjeux sont trop significatifs pour que l’Union européenne puisse maintenir son cap actuel sans modifications. “La capacité du réseau allemand à intégrer des voitures électriques atteint seulement 50 %. Pas 100 %. Adapter l’ensemble du réseau nécessitera entre 30 et 40 ans,” a-t-il déclaré.

“Nous ne remettrons jamais en question l’objectif de neutralité carbone d’ici 2050. Cependant, se concentrer uniquement sur les émissions à l’échappement ne représente pas la meilleure approche,” a-t-il ajouté. Il a également insisté sur la nécessité d’une neutralité technologique, rappelant que la fabrication d’un véhicule électrique génère 40 % de CO2 de plus qu’une voiture à moteur thermique.
Oliver Zipse se montre favorable à une approche qui privilégie toutes les technologies, arguant qu’enlever d’emblée des options telles que l’hydrogène ou les carburants synthétiques serait une grave erreur pour l’avenir du secteur. À son sens, l’hydrogène est la seule technologie que l’Europe peut développer sans dépendre excessivement de l’Asie, ce qui représente un atout stratégique crucial pour la souveraineté industrielle du continent.
Sur le marché des véhicules électriques, il est intéressant de noter que Dacia travaille actuellement sur un nouveau modèle annoncé à un prix n’excédant pas 15 000 €. De son côté, la marque Lucid a récemment réalisé une performance impressionnante en parcourant 1 205 km avec une seule charge, tandis qu’une start-up française explore les possibilités de recharge sans fil pour les voitures électriques, semblable à la technologie utilisée pour les smartphones. 🔋🚗
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