Karma Amaris : la voiture qui marie l’électrique et le thermique avec brio
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Dans le monde des voitures de luxe, un nouveau joueur prometteur fait son apparition. Karma Automotive, qui a récemment acquis les actifs de Fisker après sa faillite, fait son retour avec une ambition audacieuse. Au lieu de suivre la tendance actuelle qui privilégie le 100% électrique, la marque propose une alternative séduisante, conciliant performance et autonomie pour une clientèle à la recherche d’exclusivité.
Un design époustouflant pour un véhicule d’exception
L’Amaris attire tous les regards grâce à son esthétique fluide et ses proportions imposantes. Ce coupé à deux portes se distingue par des hanches musclées qui laissent présager une puissance remarquable. Ses portes s’ouvrant à la manière de “papillons” constituent sans doute l’élément le plus captivant, facilitant l’accès tout en offrant un spectacle saisissant.
La silhouette de l’Amaris s’inspire de la Revero, la berline à quatre portes du constructeur, tout en développant une identité propre. Karma a minutieusement sélectionné les matériaux pour créer un équilibre parfait : sa carrosserie en aluminium et en fibre de carbone permet de minimiser le poids. Notons également son capot avant en “clamshell” et son aileron arrière, qui, bien plus que de simples éléments esthétiques, améliorent l’aérodynamisme en réduisant la traînée et en augmentant l’appui.
Les jantes de 22 pouces, forgées et au design épuré nommé “Constellation”, viennent parfaire cette allure élégante. Chaque aspect a été pensé pour un équilibre harmonieux entre beauté et performance, dans la lignée des grandes GT de luxe.

Une architecture technique avancée
Notre attention se tourne désormais vers l’ingénierie raffinée qui se cache sous ce chef-d’œuvre de carrosserie. L’Amaris est fondée sur une évolution de la structure spaceframe en aluminium, héritée de la Revero. Cette approche stratégique permet à Karma de propulser le développement du modèle sans repartir de zéro.
- Châssis : spaceframe en aluminium
- Carrosserie : mélange d’aluminium et de fibre de carbone
- Jantes : forgées en aluminium de 22 pouces
- Architecture : coupé à deux portes
Ce châssis, à la fois éprouvé et modernisé, est le gage d’un parfait dosage entre rigidité, légèreté et agilité de conduite. Le positionnement bas des batteries (dont la capacité reste à annoncer) est conçu pour abaisser le centre de gravité, garantissant ainsi une dynamique de conduite optimale.

Un groupe motopropulseur hybride unique
L’originalité de l’Amaris se distingue notamment par son système de propulsion. Dans un secteur où l’on observe une prépondérance des modèles électriques, Karma opte pour une solution hybride avec prolongateur d’autonomie (EREV – Extended Range Electric Vehicle).
Ce mécanisme repose sur un moteur thermique BMW à quatre cylindres turbo, qui n’entraîne pas directement les roues, mais agit uniquement en tant que générateur électrique, alimentant la batterie. Cette dernière fournit ensuite l’énergie nécessaire aux moteurs électriques qui font avancer le véhicule.
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Cette configuration remplace l’ancien moteur trois cylindres de 1,5 litre précédemment utilisé par Karma, et s’inspire des systèmes montés sur des modèles tels que le RAM 1500 Ramcharger ou les futurs véhicules Scout. Ses avantages sont nombreux :
- Augmentation significative de l’autonomie totale comparée à un véhicule totalement électrique
- Fin des inquiétudes concernant une panne de batterie grâce à la présence du générateur thermique
- Réponse instantanée des moteurs électriques
- Suppression de la complexité des boîtes de vitesses mécaniques
Les chiffres précis quant au moteur restent à compléter, mais les performances annoncées sont impressionnantes : une accélération de 0 à 100 km/h en seulement 3,6 secondes et une vitesse maximale de 265 km/h. Ainsi, l’Amaris se place 0,7 seconde devant la future berline électrique Gysera et une seconde nette avant l’actuelle Revero hybride rechargeable.
Un positionnement réfléchi face aux évolutions du marché
Le choix d’une motorisation hybride avec prolongateur d’autonomie est volontaire. Karma Automotive présente cette initiative comme une réponse aux changements rapides dans la demande de véhicules électriques. C’est une façon tactique de reconnaître que l’acceptation unique des modèles entièrement électriques prend plus de temps que prévu.
Cette orientation stratégique s’applique également à l’ensemble de la gamme, puisque la Gysera, initialement destinée à devenir une berline entièrement électrique, adoptera finalement le même type de motorisation EREV. La Gysera doit remplacer la Revero, qui tire ses origines du fameux Fisker Karma.
Un tel positionnement pourrait être judicieux, notamment dans un contexte où le développement des infrastructures de recharge est toujours en phase d’expansion, mais insuffisante dans plusieurs zones, spécialement pour une clientèle de luxe peu encline à sacrifier ses habitudes d’utilisation.
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Une ambitieuse feuille de route produit
L’Amaris s’intègre parfaitement dans un plan produit ambitieux de Karma Automotive. Sa commercialisation est prévue pour le quatrième trimestre 2026. Elle sera suivie par le Kaveya, un “super-coupé” entièrement électrique prévu pour 2027, puis l’Ivara, un SUV électrique attendu pour 2028.
Entre ces lancements, les clients auront l’opportunité d’essayer l’Invictus, un modèle axé sur la performance, dès le deuxième trimestre 2024, tandis que la Gysera EREV fourgon à quatre places fera son entrée sur le marché au dernier trimestre 2025.
Cet éventail de produits reflète la détermination de Karma à se positionner comme un acteur sérieux dans le secteur du luxe automobile, en proposant des solutions innovantes et originales par rapport aux grands fabricants traditionnels. Le succès de cette stratégie sera lié à la capacité de la marque à respecter ses délais et à séduire une clientèle exigeante.
Karma relève un défi ambitieux mais peut s’avérer visionnaire. En fusionnant le luxe, des performances sportives, et une approche pragmatique de l’électrification, l’Amaris pourrait séduire un public désireux de diminuer son empreinte carbone tout en préservant le plaisir de conduire et une certaine exclusivité.
Dans un contexte où le marché électrique cherche encore son tempo approprié, cette alternative pourrait bien représenter le chemin idéal vers une transition progressive vers la mobilité de demain. 🚗⚡
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