La concurrence chinoise freine Dacia : ses ventes chutent de 12,8 %
Dacia reste une référence auprès des automobilistes européens, mais son modèle à bas prix ne la protège plus de tous les vents contraires. Au troisième trimestre 2026, ses ventes mondiales ont reculé de 12,8 %. Renault reconnaît que les constructeurs chinois mettent désormais la pression sur les segments où la marque roumaine a longtemps fait la différence.
Une baisse des ventes qui dépasse le seul troisième trimestre
Entre juillet et septembre, Dacia a vendu 144 175 véhicules, contre 165 355 un an plus tôt. Cela représente 21 180 voitures de moins en trois mois. Sur les neuf premiers mois de 2026, le total atteint 471 007 unités, soit un recul de 9,7 % par rapport à la même période de 2025.
Le groupe Renault souligne que le troisième trimestre de l’an passé avait établi une base de comparaison élevée. La transition de la gamme, avec de nouvelles motorisations et des modèles en renouvellement, pèse aussi sur le rythme des livraisons. Dacia est la seule des trois marques du groupe à reculer sur les neuf premiers mois : Renault progresse de 1,1 %, tandis qu’Alpine bondit de 65,6 %.
| Période | Ventes Dacia | Évolution sur un an |
|---|---|---|
| Juillet à septembre 2026 | 144 175 véhicules | -12,8 % |
| Janvier à septembre 2026 | 471 007 véhicules | -9,7 % |
| Juillet à septembre 2025 | 165 355 véhicules | Base de comparaison |
Ces chiffres ne racontent pas toute l’histoire. La Sandero reste la voiture particulière la plus vendue en Europe auprès des clients particuliers, et ces derniers représentent 74,9 % des ventes de Dacia au troisième trimestre. La marque conserve donc une forte présence, mais son recul mondial montre que sa position se fragilise.
Les constructeurs chinois ciblent le terrain du Bigster
Le constat de Renault porte surtout sur le segment C, celui des compactes et des SUV familiaux. Le Bigster, modèle le plus imposant de Dacia, y rencontre des rivales chinoises qui misent elles aussi sur l’espace, l’électrification et des tarifs compétitifs. Pour les acheteurs, le choix s’élargit ; pour Dacia, le prix seul ne suffit plus à trancher.
Cette menace concurrentielle ne peut pas être tenue pour seule responsable de la chute : Renault ne chiffre pas son effet sur les ventes et cite aussi le renouvellement de la gamme et l’évolution de la demande. Le phénomène s’inscrit dans un marché automobile où les voitures à bas prix deviennent le terrain d’une bataille internationale. Les offres de nouvelles marques électriques chinoises, comme celles présentées dans cet aperçu de l’arrivée d’un constructeur chinois en France, illustrent cette diversification.
Le Bigster doit donc séduire par son usage autant que par son tarif : habitabilité, équipements et choix de motorisations pèseront dans la décision. C’est un changement notable pour une marque dont l’argumentaire reposait longtemps sur une équation simple : proposer l’essentiel, sans faire grimper la facture.
Sandero, hybride et GPL : les atouts de Dacia évoluent
La marque ne s’appuie plus uniquement sur l’essence. En Europe, les hybrides complets représentent 24,6 % de ses ventes, tandis que le GPL compte pour 39,2 %. Les versions hybrides à quatre roues motrices pèsent, elles, 15 % des ventes cumulées des Duster et Bigster.
Ces solutions répondent à des usages différents. L’hybride complet permet de parcourir certaines phases de conduite en électrique sans brancher la voiture ; le GPL conserve un moteur thermique fonctionnant avec deux carburants. Mais l’électrification du marché accélère : les véhicules électrifiés ont atteint 53,3 % des ventes européennes au troisième trimestre, selon le périmètre de Renault Group.
- Sandero hybride complète : une motorisation électrifiée sans recharge sur prise.
- Nouvelle Spring : une production européenne annoncée, avec un accès possible à certaines aides selon les règles nationales.
- Striker : un nouveau crossover destiné à renforcer l’offre de Dacia sur le segment C.
Les premières livraisons de ces nouveautés sont annoncées au quatrième trimestre 2026. La Spring pourrait gagner en compétitivité selon les dispositifs d’aide applicables, tandis que le Striker devra convaincre face à des SUV familiaux déjà bien armés. La concurrence de modèles chinois sur ce créneau est détaillée dans ce point sur les SUV de Geely attendus en France.
Renault fait état d’une bonne dynamique des commandes en septembre et d’un portefeuille solide pour la fin d’année. Reste à voir si ces lancements pourront enrayer le recul observé depuis janvier : dans l’industrie automobile, les prochains mois diront si Dacia peut renouveler sa formule sans perdre son avantage de prix.
Publications similaires :
- Ce nouveau bouton magique dans vos Renault et Dacia va révolutionner votre conduite !
- Ce bouton magique que chaque automobiliste adore chez Renault et Dacia va changer votre conduite !
- À peine le Dacia Sandero passe-t-il à l’hybride que cette rivale chinoise annonce jusqu’à 105 km d’autonomie électrique
- Cette alerte de Ford : une invasion de voitures électriques chinoises menace l’Europe !