Il y a une décennie, le groupe Volkswagen a été impliqué dans le retentissant scandale du « dieselgate ». Dix ans plus tard, votre véhicule est-il toujours concerné ? 🚗💨
Le “dieselgate” figure parmi les plus grands scandales de l’industrie automobile. Nous replongeons dans les années 2000, où le groupe Volkswagen rencontrait des difficultés, car ses nouveaux modèles ne respectaient pas les normes environnementales en vigueur. Les émissions de gaz polluants, notamment le CO2 et l’oxyde d’azote (NOx), étaient beaucoup trop élevées.
Au lieu d’améliorer la conception de leurs véhicules, Volkswagen a choisi de détourner les règles. L’entreprise a falsifié les résultats des tests de ses modèles pour obtenir leur homologation. Lorsque l’affaire a éclaté plusieurs années plus tard, le constructeur a été contraint d’admettre sa fraude. Environ 11 millions de voitures dans le monde auraient été affectées.
Une décennie plus tard
Le 17 septembre dernier, deux ONG et une association de consommateurs ont décidé de poursuivre l’État français en justice, affirmant que le gouvernement n’a pas suffisamment agi face à ce scandale. Bien que des centaines de milliers de rappels aient été lancés, 2,7 millions de véhicules continuent à circuler en France, émettant des niveaux de pollution trop élevés. Ce chiffre a été établi par l’International Council on Clean Transportation (ICCT). Selon Anne Lassman-Trappier, responsable de la qualité de l’air à France Nature Environnement, l’un des groupes à l’origine de cette plainte, le logiciel de Volkswagen était capable de dissimuler des émissions d’oxyde d’azote largement supérieures aux seuils autorisés. « Elles peuvent émettre entre 2 et 10 fois la norme autorisée. »
Cette émission de gaz à effet de serre, qui est particulièrement nocive pour la santé, serait responsable de plusieurs dizaines de milliers de décès. Financièrement parlant, les émissions d’oxyde d’azote auraient coûté environ 100 milliards de dollars à l’humanité.
Les véhicules toujours concernés
Les associations ont également précisé qu’elles avaient tenté d’inciter les ministres des Transports et de l’Écologie à agir, mais à ce jour, leurs mises en demeure n’ont pas abouti à des mesures concrètes.
Concernant les véhicules impactés, bien que Volkswagen ait longtemps été identifié comme le principal responsable, il s’avère que d’autres fabricants emboîtaient le pas. Renault a été notamment critiqué par la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes), qui a révélé des écarts de 377 % entre les émissions d’oxyde d’azote en laboratoire et en conditions réelles lors de tests.
De plus, un rapport de 2023 a également mis en cause le groupe PSA (Peugeot-Citroën) pour des pratiques similaires, que la répression des fraudes a qualifiées de « stratégie globale de fabrication de moteurs frauduleux, suivie de leur commercialisation. »
Actuellement, il n’existe pas de liste officielle des véhicules toujours impliqués dans le scandale du « dieselgate ».
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