Avec la popularité croissante des véhicules électriques parmi les automobilistes français, l’ADEME, l’agence dédiée à la transition écologique en France, a dévoilé un rapport récent sur ce thème. Ce document de 18 pages vient confirmer que, en plus d’être plus abordable à l’utilisation, la voiture électrique présente également une empreinte carbone considérablement réduite, lorsque l’on tient compte de l’ensemble de son cycle de vie.
L’exemple d’une voiture électrique compacte
Ce rapport souligne que, bien que l’empreinte carbone engendrée lors de la fabrication d’un véhicule électrique soit deux fois plus élevée que celle d’un véhicule thermique équivalent — en raison principalement de la batterie —, le fonctionnement d’une voiture entièrement électrique n’émet pas de gaz à effet de serre. De plus, lorsque l’électricité utilisée pour la recharge provient de France, où la majorité des sources d’énergie sont renouvelables ou nucléaires, les émissions de carbone sont relativement faibles.
En partant de zéro kilomètre, une voiture électrique affiche un bilan carbone plus avantageux. Cependant, une voiture électrique compacte, offrant une autonomie d’environ 430 km (comme les modèles C4, 308 ou Mégane), affichera un bilan carbone total inférieur à celui d’un hybride essence non rechargeable après avoir parcouru 70 000 km. Au bout de 240 000 km, cette voiture électrique aura une empreinte carbone 2,25 fois plus faible que celle de l’hybride essence non rechargeable, moment où la “dette carbone” liée à sa fabrication a été largement amortie.
“La comparaison sur l’ensemble du cycle de vie indique que le bilan carbone d’un véhicule électrique se rechargeant en France est au moins deux fois moins élevé que celui de son homologue thermique ou hybride”, précise l’agence.
Le point sensible : la batterie
Le rapport met également en lumière l’importance de produire localement les batteries, afin d’améliorer l’empreinte carbone des automobiles électriques. “L’augmentation de la capacité des usines françaises et européennes dédiées à la production de batteries, communément appelées ‘gigafactories’, contribue à diminuer son impact environnemental, même si cet impact demeure significatif,” indique le document.
En outre, l’ADEME insiste sur la nécessité de recycler les batteries en fin de vie, car une voiture électrique contient “six fois plus” de métaux et minéraux essentiels que celle dotée d’un moteur thermique.
- L’ADEME démontre dans son rapport que les voitures électriques ont un impact carbone inférieur, malgré une fabrication émettant davantage de CO2.
- Une voiture électrique compacte efface sa “dette carbone” après 70 000 km d’utilisation, à condition qu’elle soit rechargée en France.
- Le rapport aborde aussi l’importance d’une production locale des batteries et du recyclage des métaux critiques en fin de vie.
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