Xiaomi s’engage résolument dans l’avenir du secteur automobile, un domaine devenu particulièrement compétitif. La firme chinoise a récemment lancé une nouvelle division dédiée exclusivement à l’élaboration de ses plateformes.
À une époque où l’incertitude règne, Xiaomi marque une avancée significative dans l’établissement de sa filière automobile. La marque crée un secteur novateur dédié à la conception des plateformes, dans le but de contrôler efficacement la fabrication de ses véhicules électriques. À la tête de cette initiative se trouve Cui Qiang, ancien responsable de la recherche et développement automobile au sein de Xiaomi.
Alors que de nombreux constructeurs externalisent le développement de leurs plateformes vers des équipes secondaires sous le contrôle des départements R&D, l’établissement d’une division spécialisée témoigne des ambitions de Xiaomi. Ce choix est stratégique, car le concept de plateforme joue un rôle déterminant dans l’industrie automobile. Grâce à une architecture réutilisable pour plusieurs modèles, il est possible de diminuer considérablement les coûts associés à la production.
Des investissements en recherche conséquents
Toutefois, cette méthode, bien que séduisante, peut s’avérer risquée : une conception défaillante de la plateforme impactera négativement tous les véhicules qui l’utiliseront. Étant donné que le développement de telles architectures exige des investissements énormes atteignant des milliards, et qu’il faut au minimum cinq ans pour les concevoir, il est essentiel de bien évaluer la situation. Dans des cas extrêmes, la viabilité même de certaines marques peut en dépendre.
Avoir une attention soutenue sur le développement d’un élément aussi fondamental est donc primordial, surtout qu’il peut y avoir un intervalle allant jusqu’à dix années entre les premières esquisses et la production en série du véhicule. Les équipes en charge de la conception doivent anticiper et faire face à des hypothèses qui, bien que risquées aujourd’hui, pourraient devenir réalistes dans un avenir proche. Le risque d’erreurs dans un tel contexte est conséquent.

L’importance du logiciel embarqué
Il restera à déterminer si l’accent doit être mis sur l’autonomie des véhicules ou si l’on doit prioriser l’optimisation de la recharge rapide. Autre question : serait-il judicieux de se pencher sur des technologies émergentes comme la direction et le freinage « by wire », capables de transformer nos façons de conduire ? Sans oublier l’importance de la connectivité, qui est cruciale pour le développement de la conduite semi-autonome de niveau 3.
Alors que le moteur et le châssis constituaient autrefois les éléments centraux, c’est désormais le logiciel embarqué qui prend la première place des préoccupations des fabricants. Les nouvelles intelligences artificielles redéfinissent l’approche liée à la conduite autonome. Xiaomi pourrait tirer un train d’avance en mettant à profit ses compétences actuelles dans ce nouveau secteur.
350 000 voitures Xiaomi d’ici la fin de l’année : cap vers l’Europe en 2027
Un accident tragique impliquant une SU7 n’a pas freiné les ventes, puisque le constructeur a enregistré 41 948 véhicules livrés en septembre, établissant ainsi un nouveau record de commandes pour le troisième mois consécutif. Plus globalement, la marque a réussi à écouler 266 722 véhicules entre janvier et septembre 2025. Il lui reste encore trois mois pour atteindre son objectif ambitieux de 350 000 exemplaires pour cette année. Par ailleurs, il convient de rappeler que Xiaomi envisage d’entrer sur le marché européen dès 2027.
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