Vinci Autoroutes a récemment mis en service la première section d’autoroute capable de recharge dynamique. Les premiers essais de ce tronçon situé sur l’A10 ont été prometteurs. Cela pourrait transformer le paysage des véhicules électriques ! 🚗⚡
Les longues attentes pour recharger en bord de route pourraient bientôt appartenir au passé, grâce à Vinci Autoroutes qui lance cette technologie inédite de recharge dynamique. Cette section de 1,5 km permettra aux véhicules électriques de se recharger sans avoir à s’arrêter, ce qui marque un tournant significatif pour la mobilité électrique, avec des implications considérables pour le secteur automobile.
Le succès de cette innovation a été annoncé le 22 octobre, lorsque un poids lourd électrique a circulé sur un court segment de l’autoroute A10, sans aucune perte d’autonomie. Comment cela fonctionne-t-il ? La réponse réside dans des bobines intégrées dans la chaussée, qui se trouvent sur la bande la plus à droite et génèrent un champ électromagnétique capable de transférer de l’énergie aux véhicules dotés de récepteurs adéquats.
Des partenaires spécialisés comme Electreon et Hutchinson
L’énergie nécessaire pour ce dispositif provient d’un poste électrique urbain situé à moins d’un kilomètre de l’autoroute. Une ligne haute tension relie ce poste à un transformateur installé à proximité de la voie rapide, qui à son tour alimente des équipements électroniques enterrés dans plusieurs chambres le long des 1,5 km. Ces infrastructures délivrent l’énergie aux bobines dissimulées sous le bitume, permettant aux véhicules de se recharger en circulant.
Le projet est dirigé par Vinci Autoroutes et sa branche Vinci Construction, spécialisée dans les infrastructures. Ils sont soutenus par Electreon et Hutchinson, deux entreprises opérant dans le domaine de la charge par induction et des matériaux respectivement. Le partenariat inclut également l’Université Gustave Eiffel, avec la collaboration de huit laboratoires qui évaluent la faisabilité technique des solutions choisies.

Autonomie accrue : 1 km parcouru = 3 km d’autonomie
Les tests effectués dans des conditions réelles ont révélé des résultats très positifs, atteignant des puissances de transfert allant jusqu’à 300 kW en pic et 200 kW en moyenne. Cela démontre que cette technologie est aussi performante que les bornes de recharge rapide situées sur les aires de service. Cela signifie qu’un poids lourd peut récupérer 1 km d’autonomie pour chaque kilomètre parcouru.
Pour une voiture particulière, possible de récupérer près de trois kilomètres d’autonomie pour chaque kilomètre parcouru. Comme le transport routier représente environ 95 % des déplacements en France, ce dispositif pourrait entraîner une réduction significative des émissions de CO2. Si ce système venait à se généraliser, les fabricants auraient l’opportunité d’adapter leurs véhicules en offrant des batteries plus compactes, donc moins coûteuses et écologiques à produire.
Pour réaliser cette section de 1,5 km, 900 bobines ont été nécessaires. Selon Vinci Autoroutes, ce projet « offre aussi d’importantes perspectives industrielles, car les composants peuvent être fabriqués en Europe, ce qui favorisera la création d’emplois et la souveraineté énergétique ». D’autres expérimentations similaires sont actuellement menées en Israël, en Allemagne, en Italie et en Suède.

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