Flottes d’entreprises : l’électrique en passe de s’imposer ?
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En France, les flottes d’entreprises constituent une proportion significative des nouvelles immatriculations, avec 792 086 véhicules enregistrés en 2024 sur un total de 1 718 442, ce qui représente environ 45 %. Les organisations qui prennent l’initiative d’électrifier leur parc automobile en retirent divers bénéfices, comme l’indique une récente étude parue dans la revue scientifique Nature Energy.
Cette recherche repose sur l’analyse approfondie d’environ 300 millions de dossiers de contrôle technique du ministère des Transports britannique, couvrant la période de 2005 à 2022. Elle met en évidence que les véhicules électriques (VE) gagnent en fiabilité et affichent une longévité équivalente, voire supérieure, à celle des véhicules à moteur thermique. Explications.
Une fiabilité accrue transformant le paysage des flottes
Les progrès technologiques dans le secteur automobile et tout particulièrement dans le domaine des batteries ont conduit à une augmentation de la fiabilité des véhicules électriques. De plus, leur conception, comportant moins de pièces mécaniques que les modèles thermiques, entraîne une réduction des risques de pannes.
Comme l’indique l’étude dans Nature Energy, la probabilité de défaillance des véhicules électriques diminue de 12 % chaque année, par rapport à une réduction de 6,7 % pour les véhicules à essence et de 1,9 % pour les diesels. Cela témoigne des améliorations technologiques significatives dans le secteur des VE.
Ce développement donne la possibilité aux véhicules électriques d’atteindre une durée de vie comparable, voire supérieure, à celle des voitures à combustion, les rendant parfaitement utilisables dans des contextes intensifs tels que les taxis, VTC, livraison de marchandises, véhicules de fonction, ou encore voitures de location.
Comparaison des véhicules électriques et thermiques : une évolution dans l’utilisation
Toujours selon cette étude, les véhicules électriques à batteries rechargeables couvrent un kilométrage quotidien moyen de 30,4 km, contre 29,3 km pour les voitures à essence. Cela montre que l’utilisation quotidienne des voitures électriques est en train d’évoluer et atteint maintenant des niveaux semblables à ceux des véhicules thermiques.
Les modèles de VE contemporains bénéficient d’une autonomie pouvant atteindre 500 km suivant le cycle WLTP, comme c’est le cas pour le SUV électrique Toyota bZ4X qui propose une autonomie maximale de 513 km.
Cette autonomie renforcée est un atout majeur pour favoriser leur adoption. À l’avenir, il est prévu que celle-ci s’améliore encore, grâce à l’émergence de nouvelles technologies telles que les batteries solides, au sodium ou Lithium-Soufre (Li-S).
Réduction des frais d’entretien et amélioration de la rentabilité
Une analyse menée par le centre de recherche Argonne révèle que le coût d’entretien des véhicules électriques (BEV) s’élève à environ 0,06 $ par mile, contre 0,10 $ pour les voitures thermiques. Ces économies constatées sont largement attribuées à la conception simplifiée des moteurs électriques, qui ont moins de composants mécaniques.
Contrairement aux véhicules thermiques ou hybrides, les BEV ne nécessitent pas de révisions régulières telles que la vidange d’huile ou le remplacement de filtres. Cette limitation du nombre de pièces mobiles dans le système de propulsion permet également de minimiser l’usure et le risque de pannes en comparaison avec les moteurs à combustion.
Une adoption accélérée grâce aux incitations économiques
Pour favoriser la transition vers les véhicules électriques, deux éléments clés pour les entreprises sont à prendre en compte : les avantages fiscaux et les restrictions imposées aux véhicules thermiques. Actuellement, les véhicules électriques bénéficient d’une fiscalité et d’aides financières attractives en France :
- Exonération de la taxe annuelle sur les émissions de CO2.
- TVA récupérable intégralement sur la consommation d’électricité.
- Amortissement plus favorable que pour les véhicules thermiques.
- Exonération de la taxe régionale sur les certificats d’immatriculation.
- Aides locales et régionales.
En outre, une part croissante de véhicules thermiques est désormais prohibée dans les zones à faibles émissions (ZFE). Cette dynamique, combinée à l’interdiction projetée de la vente de véhicules thermiques en Europe d’ici 2035, pousse un nombre croissant d’entreprises à électrifier leur flotte.
Les véhicules électriques, un choix judicieux pour l’avenir des flottes ?
Il ressort clairement que les véhicules électriques gagnent en fiabilité. En comparaison avec les voitures thermiques, ils présentent un risque de pannes mécaniques réduit et un coût d’entretien nettement plus faible.
Actuellement, l’électrification des flottes d’entreprises connaît une progression. Cela dit, les véhicules électriques pourraient devancer les voitures thermiques plus vite que prévu, grâce à des avancées technologiques prometteuses qui devraient améliorer leurs performances et rentabilité.
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