Tesla pourrait être un acteur majeur dans la compétition entre les constructeurs européens et chinois de véhicules électriques, selon une étude récente.
La croissance des marques chinoises dans le secteur des véhicules électriques inquiète les constructeurs européens. À moyen terme, ces dernières pourraient voir leurs parts de marché menacées, mais des stratégies sont envisageables pour y faire face.
Un rapport de l’European Initiative for Energy Security (EIES), élaboré par Dunne Insights, souligne que les fabricants européens de voitures électriques devraient tirer parti des avancées réalisées par Tesla sur le continent.
Cela pourrait permettre d’optimiser la chaîne d’approvisionnement liée aux batteries, à l’extraction des matières premières et au recyclage. Le rapport suggère que les constructeurs européens doivent évaluer rapidement leurs exigences et les bénéfices potentiels de la collaboration avec Tesla.
« Dès que les activités de Tesla à Berlin commenceront à être rentables, l’entreprise sera en mesure de transférer une plus grande partie de sa production de la Chine vers l’Europe », stipule le rapport. « Cela entraînera une hausse de la demande pour les batteries sur le territoire européen. »
L’un des défis majeurs réside dans l’hésitation des constructeurs européens à se rapprocher de Tesla. En plus des chiffres en déclin observés en ce début d’année, l’image d’Elon Musk, récemment associé à Donald Trump, n’encourage pas ces entreprises à collaborer.
Les fabricants japonais et coréens comme solution alternative ?
Une telle situation pourrait continuer à freiner les ventes de Tesla dans un avenir proche. En matière d’image, les marques traditionnelles préfèrent certainement éviter une telle association.
En contournant l’image controversée de Musk, les industriels européens pourraient se tourner vers l’Asie. L’étude suggère que les fabricants de batteries japonais et coréens pourraient jouer un rôle crucial dans le soutien des véhicules électriques européens.
« Les entreprises européennes devraient favoriser des partenariats avec les fabricants japonais et coréens pour bénéficier de leur expertise, de leur technologie et pour atteindre une certaine échelle, profitant de leur fiabilité et de leur alignement stratégique aux intérêts de l’Europe. »
Michael Dunne, CEO de Dunne Insights, affirme qu’il est « temps d’agir de façon déterminée. Il est nécessaire de bâtir une industrie leader à l’échelle mondiale, de créer de l’emploi et de stimuler l’innovation. L’Europe ne peut se permettre de devenir un État vassal en dépendant des importations chinoises ».
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