L’irritation des automobilistes face au nouveau radar
Les chauffeurs montrent clairement leur mécontentement à l’égard de ce dispositif.
Ce dispositif suscite de vives tensions. Installé sur le périphérique parisien depuis le 24 août, ce radar a pour fonction de détecter les excès de vitesse à proximité des chantiers. Il se trouve précisément à la porte de Montreuil et a pour mission de signaler tout dépassement de la vitesse limite de 30 km/h. Le chantier en question vise une transformation urbaine qui inclut la création d’un espace vert et la couverture partielle du périphérique d’ici 2030.
Les usagers de la route ne cachent pas leur frustration. Interrogé par BFMTV, un conducteur a déclaré : « Nous ne pouvons plus circuler normalement ». Une autre conductrice a ajouté : « Avec la limite déjà réduite à 50 km/h sur le périphérique, cela va entraîner encore plus de bouchons. La circulation deviendra encore plus complexe ».
Un nouveau radar flashe dès 30 km/h sur le périphérique parisien pic.twitter.com/QHHVT4zKJo
— BFM (@BFMTV) September 1, 2026
La déléguée générale de l’association Prévention routière, Sophie Sainten, s’exprime sur ces retours : elle précise que ce radar a pour objectif de garantir la sécurité de cette zone, compte tenu du rétrécissement des voies :
Il faut considérer le radar comme un outil préventif, car les conditions sont différentes. 29 % des accidents de la route sont liés à une vitesse inadaptée ou excessive.
Pour ceux qui ne respectent pas les limitations, des amendes doivent être prises en compte. Pour un léger dépassement, la sanction s’élève à 135 euros avec un point retiré. Pour un excès de 20 à 29 km/h, il faut s’attendre à deux points en moins, et au-delà de 30 km/h, ce sont trois points de pénalité. Entre 40 et 49 km/h au-dessus de la limite, jusqu’à quatre points de retirés et une suspension de permis devient fréquente.
Si la vitesse dépasse de 50 km/h la limite fixée, soit 80 km/h sur cette voie où la vitesse est restreinte à 50 km/h, l’infraction est alors considérée comme un délit, entraînant jusqu’à 3 750 euros d’amende, trois mois de prison et la perte de six points sur le permis. Ce radar s’ajoute aux 14 déjà présents sur le périphérique, emprunté chaque jour par près d’un million d’automobiles.
Le cas du Velolaser en Espagne
Il est intéressant de noter qu’un autre système similaire est déjà en fonctionnement sur les routes espagnoles : le Velolaser. Ce radar a la capacité de mesurer la vitesse comme les autres dispositifs, mais il se distingue par sa taille compacte et légère, comme l’ont mentionné nos confrères. Il est également facile à transporter et à mettre en place sur divers supports en milieu urbain ou autoroutier.
Les forces de l’ordre espagnoles l’utilisent discrètement pour éviter d’être repéré par les automobilistes. Cela implique un risque réel que beaucoup de conducteurs finissent par être flashés par un Velolaser s’ils ne respectent pas les limitations de vitesse.
Les autorités espagnoles semblent donc vouloir instaurer un climat de méfiance pour inciter les usagers à ralentir. La question demeure de savoir si cette approche sera efficace pour renforcer la sécurité routière. Pour plus d’informations à ce sujet, référez-vous à notre précédent article ici.
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