Des fabricants révisent leurs stratégies avec le soutien du gouvernement.
À Oakville, près de Toronto, la situation est emblématique. Alors que le site de Ford devait symboliser le passage vers l’électrique au Canada, il sera finalement dédié à la fabrication de pick-ups fonctionnant à essence et diesel.
Comme rapporté par Les Échos, l’administration fédérale, sous la direction de Mark Carney, a validé une aide financière de 289 millions d’euros pour que le constructeur américain adapte ses installations en y intégrant une ligne de production dédiée aux F-Series Super Duty. D’un point de vue immédiat, il existe encore une forte demande pour les véhicules thermiques, particulièrement dans des domaines tels que la construction, l’agriculture ou les flottes professionnelles.
En conséquence, le Canada semble adopter une approche pragmatique face à ce virage vers les moteurs thermiques. Les responsables d’Ottawa estiment qu’il est nécessaire de soutenir l’industrie de l’Ontario ainsi que les milliers d’emplois en jeu, un choix également teinté de considérations politiques, alors qu’un mouvement ultra-conservateur indépendantiste gagne en popularité dans la province, bénéficiant de l’appui de figures comme Donald Trump et ses partisans.
L’avenir de la voiture électrique au Canada
Le quotidien économique note également que Honda a décidé de mettre en pause ses projets liés aux véhicules électriques avec un investissement prévu de 15 milliards de dollars canadiens, en raison de « conditions d’affaires en évolution ».
Pour nuancer l’image plutôt négative, une enquête menée par JD Power Canada auprès de près de 5 000 potentiels acheteurs de véhicules neufs entre mars et avril a révélé des informations encourageantes concernant l’intérêt pour l’électrique.
En effet, 34 % des acheteurs potentiels se montrent très ou assez ouverts à l’idée d’opter pour un véhicule électrique lors de leur prochain achat, ce qui représente une augmentation de six points de pourcentage par rapport à l’année précédente.
La hausse des prix des carburants, exacerbée par les tensions au Moyen-Orient, ainsi que le retour de certaines aides gouvernementales semblent influencer les choix des consommateurs, indiquant que l’avenir de la voiture électrique est loin d’être compromis.
À retenir :
- Le Canada réoriente 289 millions d’euros de subventions vers la production de pick-ups thermiques à l’usine Ford d’Oakville.
- Cette décision se justifie par une demande encore marquée pour les véhicules thermiques dans plusieurs secteurs.
- Malgré ce recul, l’intérêt pour les véhicules électriques continue de croître, avec 34 % des acheteurs potentiels favorables à cette option pour leur prochain achat.
Publications similaires :
- Un hybride chinois révolutionnaire avec 1 500 km d’autonomie relance le débat sur l’abandon du diesel en Europe
- Cette annonce choc : des recharges de voiture électrique à prix réduit, mais attention aux pièges !
- Ce choc : Volkswagen condamné à 100 000 € en France, un début pour ces millions d’automobilistes !
- Auto : cet indispensable accessoire qui va révolutionner votre conduite dès aujourd’hui !