Le monde des passionnés d’automobile est en émoi. La BMW Z4 tire sa révérence, marquant la fin d’une époque pour ce roadster emblématique. Prévue pour disparaitre en mars 2026, la dernière version, dénommée Final Edition, fait déjà parler d’elle, tant son histoire est riche de souvenirs. Cette annonce, inattendue pour beaucoup, soulève des questions sur l’avenir des voitures sportives.
La fin d’une ère pour le roadster
Depuis son lancement en 2018, le Z4 G29 n’a pas atteint les volumes de vente escomptés. Malgré une production soignée dans l’usine de Magna Steyr en Autriche, la voiture n’a pas su séduire un marché de plus en plus orienté vers les SUV et les solutions électrifiées. Son abortissement témoigne d’une mutation profonde des goûts automobiles et des priorités des consommateurs.

Un modèle à l’ADN sportif
Le Z4, fruit d’une collaboration entre BMW et Toyota, a partagé son architecture avec le GR Supra. Cette alliance, bien que prometteuse, n’a pas suffi pour compenser la baisse d’intérêt pour les roadsters à essence.
Les dernières années de cette version G29 étaient marquées par un désenchantement croissant. À la différence des Z3 et premières générations de Z4, cette mouture n’a jamais réussi à s’imposer commerciale. En témoignent les chiffres de vente, qui, bien que tenus confidentiels par BMW, montrent une tendance à la baisse alarmante.
Une dernière version très attendue
Pour célébrer cette fin de carrière, BMW a annoncé une série spéciale, la Z4 Final Edition. Cette version, bien que limitée en nombre, est déjà prisée par les collectionneurs. Son moteur puissant et ses équipements exclusifs la classent comme un modèle incontournable pour les amateurs de sensations fortes.
- Motorisation survitaminée
- Équipements exclusifs
- Design affirmé et élégant
- Production limitée
Un roadster au potentiel inexploité
Malgré son design séduisant et ses performances respectables, le Z4 G29 a livré des occasions manquées. L’absence de variants sportifs comme le modèle M a laissé un goût amer aux puristes. En effet, la version M40i, qui offrait un moteur à six cylindres de 340 ch, reste le Saint Graal pour les collectionneurs à la recherche de sensations authentiques.
Les conséquences sur le marché de l’occasion
Avec l’arrêt de la production, le marché des BMW Z4 évolue également. Les modèles M40i en boîte manuelle, déjà rares, voient leur cote grimper. Les passionnés de conduite pure et les collectionneurs s’arrachent ces derniers exemplaires, conscients qu’ils incarnent un vestige d’une époque révolue. De plus, la Z4 Final Edition cristallise d’ores et déjà toutes les convoitises.
Une nouvelle dynamique
La fin de production de la Z4 s’inscrit dans une dynamique plus large : l’abandon progressif des roadsters et cabriolets par les constructeurs. Même des marques réputées comme Porsche et Mercedes se retrouvent dans cette quête d’innovation et de transition énergétique, laissant leurs modèles iconiques dans l’oubli.
Cette évolution soulève ainsi une interrogation : quel futur pour le plaisir automobile ? La Z4, bien qu’elle soit la dernière d’une lignée illustre, doit-elle céder face à un avenir tourné vers l’électrification ? La réponse reste à trouver.
| Caractéristiques | BMW Z4 G29 | BMW Z4 M40i |
|---|---|---|
| Puissance | 197 ch | 340 ch |
| Motorisation | 4 cylindres | 6 cylindres |
| Accélération (0-100 km/h) | 6,4 s | 4,5 s |
| Prix de départ | 56 350 € | 61 650 € |
Alors, que reste-t-il du BMW Z4 ? Un héritage riche, ponctué de quelques regrets. Sa disparition évoque une transition que peu ont pu anticiper, révélant à quel point l’industrie automobile est en mutation. Les passionnés ferment une porte mais espèrent encore voir resurgir l’esprit roadster, dans un format peut-être innovant et électrisant.
Publications similaires :
- Révolution électrique : comment la technologie innovante de BYD dit adieu au diesel et à l’essence
- MG dévoile sa berline coupé économe à 3,3 l/100 km et 1 600 km d’autonomie : la surprise chinoise qui défie la Mercedes CLA
- Tandis que l’Europe mise tout sur l’électrique, les Japonais lancent un SUV diesel six cylindres, équivalent à une BMW X3, pour 15 000 € de moins que les modèles allemands