Uber s’engage dans une transition vers les taxis autonomes. Pour soutenir cette transformation, l’entreprise prévoit une dépense de plus de 10 milliards de dollars.
Dans un contexte en constante évolution, Uber explore les taxis sans chauffeur pour assurer sa pérennité. Des services de transports avec des véhicules autonomes sont déjà en place dans diverses métropoles grâce à des alliances stratégiques. Par exemple, à Austin, aux États-Unis, Uber collabore avec Waymo, une entreprise qui lui fait également concurrence dans d’autres zones.
Uber intensifie également ses investissements et forge des partenariats avec des experts pour constituer une flotte maîtrisée. En 2025, un accord a été scellé avec les entreprises Lucid et Nuro pour concevoir un véhicule autonome spécifique à Uber. Récemment, l’entreprise a décidé d’augmenter son investissement dans Lucid de 200 millions de dollars, portant son total à 500 millions de dollars, tout en passant une commande pour 35 000 unités. Dara Khosrowshahi, le PDG d’Uber, a expliqué en février que l’entreprise se concentre sur les investissements dans les spécialistes de l’automobile autonome pour garantir l’accès à des taxis autonomes sur sa plateforme.
Les sommes investies par Uber pour renforcer sa flotte seront considérables. Selon les estimations du Financial Times, Uber est sur le point de débourser plus de 10 milliards de dollars pour l’acquisition de futurs véhicules autonomes. En détail, 2,5 milliards de dollars seront alloués à l’achat d’actions auprès de sociétés partenaires, tandis que 7,5 milliards de dollars seront réservés à l’acquisition des véhicules sur plusieurs années. Le quotidien rapporte qu’Uber a déjà établi des partenariats avec plus d’une douzaine de sociétés et projette de lancer des taxis autonomes dans 15 villes d’ici 2026.
Que deviennent les conducteurs humains ?
Avec ces investissements massifs dans les véhicules autonomes, la question de l’impact sur les emplois des conducteurs humains se pose. Lors d’un événement organisé par le Financial Times en 2025, Andrew Macdonald, responsable des opérations chez Uber, a reconnu que les chauffeurs humains rencontreront bientôt plus de concurrence dans les zones urbaines. Néanmoins, l’entreprise ne s’attend pas à une disparition de ces chauffeurs. Au contraire, leur nombre pourrait même augmenter, malgré l’introduction des taxis autonomes.
« Je suis presque certain qu’il y aura plus de chauffeurs Uber dans 10 ans, et non moins, car je crois que la mobilité évoluera de la possession individuelle d’un véhicule vers un service de mobilité », a-t-il précisé.
Il se pourrait qu’il existe davantage d’opportunités pour les chauffeurs humains, dans les zones où les robots-taxis ne pourront pas intervenir. Le projet d’Uber vise à établir une plateforme hybride, associant véhicules autonomes et chauffeurs traditionnels, afin de maintenir certains trajets.
Ce qu’on en pense
La transition vers les voitures autonomes est impérative, alors que d’autres entreprises (notamment Waymo, Tesla et la filiale Zoox d’Amazon) se lancent dans la course avec leurs propres applications de robotaxis.
De plus, les annonces de partenariats visant à permettre à Uber d’acquérir des taxis autonomes chez des fournisseurs externes pourraient stabiliser la valeur de l’action en Bourse à court terme. En effet, certains investisseurs craignent qu’Uber soit rapidement distancé par la montée des taxis sans chauffeur.
Il convient également de rappeler qu’Uber a toujours eu un intérêt pour le développement de la conduite autonome. Cependant, en 2020, la société a vendu sa division dédiée à cette technologie.
- Uber propose déjà des services de taxis autonomes dans certaines agglomérations.
- L’entreprise collabore également avec des fournisseurs tiers pour étoffer sa flotte.
- D’après le Financial Times, Uber prévoit de dépenser plus de 10 milliards de dollars pour ses nouveaux taxis sans chauffeur.
- Néanmoins, le COO de l’entreprise soutient qu’il y aura encore plus de chauffeurs humains sur l’application.
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