Un département français a récemment annoncé un renforcement des sanctions liées à une infraction courante dans la vie quotidienne.
Le Code de la route stipule clairement que l’usage du téléphone portable en conduisant est sanctionné par une amende de 135 euros, en plus d’un retrait de 3 points sur le permis. Toutefois, si une seconde infraction est constatée dans un même délai, les forces de l’ordre peuvent procéder à la suspension du permis pour une durée de 6 mois. La préfecture des Landes, à Mont-de-Marsan, a décidé d’intensifier cette sanction avec un nouvel arrêté publié l’année précédente, particulièrement pertinent étant donné que des milliers de conducteurs ont été verbalisés pour cette infraction en 2025.
« À partir d’octobre 2025, le préfet prévoit de suspendre le permis de conduire – la durée sera à sa discrétion, jusqu’à six mois – en cas d’utilisation du téléphone au volant. »
En d’autres termes, il ne sera plus nécessaire de commettre une autre infraction pour que le conducteur soit sanctionné. L’utilisation d’un téléphone portable au volant suffit désormais à justifier une suspension de permis d’une période maximale de six mois.
Pour justifier ce renforcement, le préfet des Landes s’appuie sur l’article 224-7 du Code de la route, afin de durcir les règles concernant l’utilisation du téléphone en conduisant.
Le téléphone au volant : un danger mortel
Bien qu’interdite au niveau national depuis 2015, l’utilisation du téléphone portable en conduisant reste très courante. D’après l’AFSA (Association des sociétés françaises d’autoroutes), en 2021, environ 10 % des automobilistes et conducteurs de poids lourds utilisaient leur téléphone à ce moment-là. Ce chiffre était déjà perçu comme une estimation basse.
Une étude récente menée par Axa en 2024 indique même que 80 % des conducteurs ont eu recours à leur téléphone au volant au moins une fois.
Les risques associés à cette pratique sont considérables. Lorsqu’un conducteur utilise son téléphone, son attention se détourne de la route, ce qui multiplie par trois le risque d’accident. Si un message est envoyé, ce risque grimpe avec un facteur de 23.
Actuellement, un accident sur dix serait attribuable à l’utilisation du téléphone au volant. Cet outil représente la seule source de quadruple distraction pour le conducteur (auditive, visuelle, cognitive et physique). En 2023, 390 décès sur les routes ont été directement liés à cette pratique.
En cas d’accident corporel survenu avec un téléphone en main, le conducteur risque une amende pouvant atteindre entre 15 000 et 150 000 euros, ainsi qu’une suspension de son permis et un éventuel emprisonnement.
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