Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué : Tesla avait annoncé sa victoire, mais l’Europe a vite mis de l’eau dans son vin. Quel en a été le résultat ?
Tesla croyait fermement avoir obtenu son feu vert pour le déploiement de son système de conduite autonome, le FSD (Full Self Driving), en Europe. Toutefois, des nouvelles provenant du régulateur néerlandais, le Rijksdienst voor het Wegverkeer (RDW), se sont révélées moins enthousiasmantes. L’entreprise californienne, persuadée jusqu’à récemment que son mode de conduite le plus innovant était prêt, a été rattrapée par la réalité : la confiance envers son système n’est pas encore établie dans le secteur automobile, ni auprès des autorités responsables de la sécurité routière sur le Vieux Continent.
Un coup d’arrêt pour Tesla : le rêve européen encore distant
Sur les réseaux sociaux, Tesla avait laissé entendre que l’Europe était sur le point d’accueillir le FSD. La prière de la marque « Le RDW s’est engagé à donner son approbation en février 2026 » avait suscité l’enthousiasme, incitant même ses fans à remercier le régulateur pour son aide supposée.
Cependant, le RDW a rapidement mis les pendules à l’heure en précisant qu’aucune approbation n’avait été accordée, seules des démonstrations sur supervision ont été validées. Dans un communiqué, il a affirmé que « la sécurité routière demeure la priorité » et que le calendrier donné « n’est pas encore confirmé ». En résumé, rien de signé ni de garanti. Les règlements européens ne suivent pas le même rythme que ceux qui régissent le Texas ou la Californie.
En sus de cette contrainte imposée par les autorités, Tesla doit également composer avec le scepticisme grandissant des acteurs de l’industrie automobile concernant le FSD. Pour ces professionnels, accepter ce système équivaudrait à endosser la responsabilité d’un logiciel qui n’est pas encore totalement éprouvé, confié à des clients qui jouent le rôle de testeurs volontaires.
Aujourd’hui, Musk, qui autrefois clamait que les autres fabricants devraient « finir par accepter le FSD », reconnaît désormais que, littéralement, « Ils n’en veulent pas », teinté d’une touche d’amertume.
Le Vieux Continent reste ferme et ne plie pas devant ceux qui vendent des technologies en fanfarre, en particulier lorsque ces innovations n’ont pas prouvé, avec rigueur, qu’elles peuvent réellement garantir la sécurité du grand public. Le FSD, bien qu’apprécié en Amérique du Nord, peine à convaincre en raison d’un manque de maturité, comme l’indiquent les résultats d’études récentes. Un aspect souvent omis est que les États-Unis se montrent beaucoup plus indulgents envers l’approche de Tesla, qui propose des solutions encore incomplètes à ses utilisateurs. Cette situation s’avère totalement incompatible avec les normes européennes, qui sont largement plus strictes. Musk, ayant l’habitude de jongler avec des cycles de validation aux États-Unis, réalise enfin que l’Europe ne se plie pas à ses propres règles.
- Tesla avait promis l’arrivée imminente de son système de conduite avancé en Europe, mais le régulateur néerlandais a promptement corrigé cette annonce : pas d’autorisation, seulement des démonstrations encadrées.
- L’industrie automobile se refuse à intégrer le logiciel de Tesla, jugeant qu’il n’est pas assez mature et que ses méthodes de validation sont trop risquées.
- L’Europe reste inflexible face à la stratégie de déploiement de Tesla, qui se heurte à un cadre juridique et technique bien plus exigeant que celui des États-Unis.
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