Renault : l’hybride rayonne là où l’électrique rencontre des défis
Le constructeur automobile français vit un tournant significatif dans sa transition vers une énergie plus verte. En 2024, Renault a vendu 2 264 815 véhicules à l’échelle mondiale, marquant ainsi une modestie de croissance de 1,3 %, mais cette performance cache des disparités importantes selon les différentes motorisations proposées.
L’hybride : moteur de croissance de Renault
La technologie hybride se révèle être l’élément moteur pour Renault cette année, avec des ventes affichant une progression frappante de 45 %, ce qui élève la part des modèles hybrides à 25,5 % de l’ensemble des ventes. Cette évolution place Renault au rang de deuxième acteur européen sur le marché hybride, juste derrière le constructeur japonais Toyota.
La marque Dacia joue un rôle déterminant dans cette dynamique, en particulier avec le modèle Jogger et le nouveau Duster, qui dépassent chaque l’un comme l’autre un impressionnant 29 % de part dans leurs ventes respectives. Cela témoigne d’un intérêt croissant des consommateurs pour une électrification conviviale et abordable.
Le paradoxe de l’électrique chez Renault
Malgré son rôle de précurseur dans le secteur de l’électromobilité, Renault a du mal à maintenir sa dominance sur le marché. Les immatriculations de véhicules entièrement électriques ne représentent que 9 % de l’ensemble des ventes européennes, atteignant 13 % pour la seule marque Renault. La chute dramatique des ventes du modèle Dacia Spring, en baisse de 63 % due à son exclusion du bonus écologique en France, est un exemple frappant de la dépendance du marché vis-à-vis des politiques d’encouragement.
Bonus écologique 2025 : la mauvaise nouvelle est tombée
| Modèle | Part électrifiée | Évolution 2024 |
|---|---|---|
| Gamme Renault | 13% | stable |
| Dacia Jogger | 29% | +45% |
| Dacia Duster | 29% | +45% |
Aperçu des ambitions électriques pour 2025
Avec 2024 comme année charnière, le lancement de la nouvelle R5 électrique marque une étape cruciale. La livraison de 10 000 unités en fin d’année en France annonce une nouvelle dynamique. Renault compte sur ce modèle emblématique pour retrouver une place de choix dans le marché des citadines électriques, segment dont il a été l’un des pionniers avec la Zoé.
- Lancement de la R5 électrique durant l’année
- Introduction de la nouvelle version électrique de la « 4L »
- Promotion du Scenic E-Tech électrique
Cette volonté de relancer l’offre inclut également la modernisation de la légendaire 4L. Renault présente ainsi une gamme cohérente afin de répondre aux divers besoins de consommation électrique. Le Scénic E-Tech, dont les débuts sont relativement discrets, étoffe l’offre sur le segment des véhicules familiaux. L’approche multi-modèles vise à redynamiser les ventes électriques d’ici 2025, une année qui s’annonce décisive pour l’avenir de Renault sur un marché en mutation rapide.
Face à une concurrence internationale croissante, surtout de la part des fabricants chinois, Renault devra s’appuyer sur son savoir-faire et son héritage pour séduire le public européen. La réussite de cette stratégie jouera un rôle clé dans la capacité de l’entreprise à demeurer parmi les acteurs majeurs de la transition vers une automotive durable.
Les voitures électriques risquent de coûter plus cher dès l’année prochaine
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