Aston Martin DBX GT : 727 ch, 310 km/h, mais le confort d’abord
Avec 727 ch et une vitesse de pointe de 310 km/h, le nouveau DBX GT semble tout sauf raisonnable. Pourtant, Aston Martin le distingue du DBX S par une priorité inattendue pour un SUV de luxe aussi puissant : le confort sur les longs trajets.

Présenté le 1er octobre 2026, le DBX GT ne se limite pas à une nouvelle ambiance intérieure. Le constructeur a revu la réponse du moteur, les changements de rapport et les réglages du châssis, tout en travaillant sur les bruits et les vibrations. Le luxe britannique se joue ici autant dans la manière d’avaler les kilomètres que dans les chiffres affichés sur la fiche technique.
La démarche s’inscrit dans une gamme où le DBX S conserve le rôle le plus sportif. Le GT, lui, cherche à rendre cette puissance plus facile à vivre. Cette orientation prolonge le choix d’Aston Martin de maintenir une place au moteur thermique, comme le raconte cette analyse sur la stratégie de la marque face à l’électrique.
Un V8 de 727 ch, réglé pour répondre avec douceur
Sous le capot, le V8 biturbo de 4,0 litres développe 727 ch et 900 Nm. La boîte automatique à neuf rapports envoie la puissance aux quatre roues, avec une transmission intégrale active et un différentiel arrière électronique à glissement limité. Résultat : le 0 à 100 km/h est annoncé en 3,3 secondes, tandis que le passage de 80 à 120 km/h réclame 1,9 seconde.
La différence avec une version axée sur le chronomètre se ressent dans les réglages. La pédale d’accélérateur et la gestion du couple ont été revues pour rendre les démarrages moins brusques. En conduite calme, la boîte privilégie des passages plus souples ; quand le conducteur sollicite franchement le V8, les 900 Nm restent prêts à répondre.
| Donnée | Aston Martin DBX GT |
|---|---|
| Moteur | V8 biturbo de 4,0 litres |
| Puissance et couple | 727 ch et 900 Nm |
| 0 à 100 km/h | 3,3 secondes |
| Vitesse maximale | 310 km/h |
| Poids en ordre de marche DIN | 2 245 kg |
La sonorité suit la même logique : en mode GT, l’échappement actif se fait plus discret, tandis que Sport et Sport+ libèrent davantage la voix du V8. Ce dosage rappelle que la performance automobile ne se résume pas à accélérer fort ; elle tient aussi à la façon dont une voiture accompagne son conducteur.
Un châssis assoupli sans renoncer à la maîtrise
Avec ses 5,039 mètres de long et ses 2 245 kg, le DBX GT impose son gabarit. Pourtant, Aston Martin annonce environ 0,7 degré de roulis grâce au système antiroulis actif eARC fonctionnant sous 48 volts. Les amortisseurs adaptatifs reçoivent des réglages dédiés pour mieux filtrer les défauts de la chaussée.
Des supports de transmission inspirés de la Valhalla et deux amortisseurs longitudinaux au niveau du berceau arrière contribuent à réduire les vibrations ressenties dans l’habitacle. Pour un trajet fictif entre Lyon et les Alpes, l’intérêt est concret : une chaussée dégradée et plusieurs heures de route devraient moins fatiguer les passagers qu’à bord d’un SUV réglé uniquement pour l’attaque.
La suspension pneumatique fait varier la garde au sol de 190 à 235 mm. Le modèle conserve aussi une capacité de remorquage freinée de 2 700 kg et peut franchir jusqu’à 500 mm d’eau. Ses aptitudes pratiques ne sont donc pas sacrifiées au profit de la seule vitesse.
- Mode GT : réponses plus progressives et échappement assagi pour les longues distances.
- Modes Sport et Sport+ : changements de rapport et sonorité plus démonstratifs.
- Transmission intégrale : répartition active de la puissance entre les quatre roues.
Ce compromis évoque d’autres SUV très puissants, mais Aston Martin mise ici sur l’aisance à bord autant que sur les accélérations. Le DBX de 727 ch capable d’abattre le 0 à 100 km/h en 3,3 secondes montre déjà à quel point ces performances bousculent les repères habituels.
Un design automobile discret, un habitacle travaillé à la main
La nouvelle calandre métallique à doubles lames horizontales signe le DBX GT. À l’arrière, la partie basse de la carrosserie reprend la teinte extérieure et quatre sorties d’échappement horizontales complètent le dessin. Des jantes de 22 pouces sont proposées de série, avec des modèles pouvant atteindre 23 pouces en option.
À bord, les sièges avant gagnent une couche de matériau souple de 10 mm. Leur fabrication à la main réclame environ 4 h 30 par siège, avec 691 mètres de fil et 3 297 perforations. Cuir semi-aniline, Alcantara et maille tressée en titane figurent parmi les finitions proposées ; une configuration arrière 4+1 est disponible en option.
Les premières livraisons sont prévues au quatrième trimestre 2026. Aston Martin n’a pas encore annoncé le tarif français, ni les valeurs homologuées de consommation et d’émissions WLTP : la fiscalité du modèle reste donc à préciser. Pour l’heure, le DBX GT dessine une autre expérience de conduite : celle d’un SUV capable de rouler à 310 km/h, mais conçu pour que la puissance ne soit pas toujours au premier plan.
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