Mercedes a fait sensation avec ses modèles électriques CLA et CLA Shooting Brake qui m’ont véritablement impressionnée. Qu’en est-il du grand GLC ? En raison de sa catégorie supérieure, il est incontournable de s’attendre à des performances élevées… et à un prix en conséquence. Ses caractéristiques élevées, telles qu’une autonomie prolongée, une consommation raisonnable, un confort exceptionnel, un équipement de pointe et une recharge rapide, devraient lui conférer une belle réputation.
715 km d’autonomie : réussite audacieuse ou pari insensé pour ce mastodonte ?
Avec ses 715 km d’autonomie, ce SUV peut sembler en deçà des 792 km d’autres modèles. Mais cette comparaison est-elle réellement juste ? En effet, le GLC dépasse largement la CLA en termes de robustesse, influençant indéniablement son autonomie. Pour un véhicule de cette taille, cette performance est impressionnante, car la capacité de sa batterie ne frôle pas l’excès. Bien que les 94 kWh puissent sembler ambitieux, d’autres marques optent pour des batteries de plus de 100 kWh sans forcément offrir plus d’autonomie.
Le secret de cette prouesse réside dans une aérodynamique soigneusement conçue. La forme est étudiée pour minimiser les turbulences, avec une calandre pleine équipée d’ouvertures stratégiques qui dirigent l’air. La suspension pneumatique active ajuste automatiquement la hauteur du véhicule lorsque la vitesse augmente. Enfin, les poignées encastrées et les jantes optimisées contribuent également à réduire la résistance à l’air.

Recharge en 22 minutes : gare aux limitations des bornes !
Contrairement à l’ancien EQC, le nouveau GLC est construit sur une plateforme moderne de 800 V. Cela signifie que les recharges rapides ne posent plus problème, avec une capacité de charge allant jusqu’à 330 kW en courant continu. Cela permet de passer de 10 à 80 % de charge en seulement 22 minutes, réalisant ainsi plus de 300 km d’autonomie en un simple arrêt de 10 minutes. Fini les pauses trop longues, même lors des périodes hivernales grâce à un préconditionnement efficace.
Le principal défi reste l’accès aux bornes, car la puissance de 330 kW que le GLC peut atteindre n’est pas encore disponible partout. En effet, alors qu’Ionity offre des bornes généralement à 350 kW, d’autres réseaux comme TotalEnergies limitent leurs installations à 300 kW, et parfois même à 175 kW dans des situations moins favorables. Engie reste également souvent à 300 kW. Il est donc crucial de bien sélectionner ses stations de recharge !

Boîte à deux vitesses : la stratégie de Mercedes pour devancer Audi et BMW
Le GLC de Mercedes adopte une transmission déjà présentée sur les modèles CLA. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une technologie à double embrayage, cette boîte à deux rapports a un rôle essentiel. La seconde vitesse s’engage dès 110 km/h, avec une légère sensation de changement de rapport sous forte charge, mais moins marquée que sur la CLA. L’idée reste de diminuer le régime du moteur pour optimiser la consommation.
La première vitesse est principalement conçue pour les trajets urbains, facilitant ainsi les démarrages et les relances. En montagne, elle peut également fournir un coup de fouet aux deux moteurs électriques. En revanche, la seconde vitesse est idéalement exploitée sur les autoroutes, maximisant les performances du véhicule. Ce choix technique permet d’atteindre une consommation impressionnante de 14,9 kWh/100 km sur le cycle WLTP. Un vrai atout pour un véhicule pesant 2 535 kg. Audi et BMW ont du souci à se faire !

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