Cette voiture révolutionnaire peut-elle surpasser la Renault Clio ? Découvrez-le !

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Essai BYD Dolphin G : peut-elle tuer la Renault Clio ? (1000 km d’autonomie, 23 990 €)

La Dolphin Surf n’est plus l’unique citadine proposée par BYD. Une variante hybride, plus spacieuse et polyvalente, enrichit maintenant la gamme. Cette nouvelle venue, nommée Dolphin G, se positionne directement face à des modèles comme la Renault Clio, qui est devenue une citadine prisée dans le segment B en France. Pour le fabricant chinois, il s’agit également du premier véhicule conçu spécifiquement pour le marché européen.

Dans une projection pour les cinq prochaines années, BYD aspire à devenir le leader mondial des constructeurs automobiles. C’est ce qu’a annoncé son président et fondateur, Chang Changfu, à Pékin, alors même que notre équipe prenait les clés de la Dolphin G à Berlin pour une présentation destinée à la presse européenne. Après les nouvelles versions Atto 2 DM-i et Atto 3 EVO, cette nouveauté est la première citadine hybride que propose le constructeur, pensée spécifiquement pour le marché européen, comme l’a expliqué Stella Li, vice-présidente exécutive de BYD.

Sommaire

Byd Dolphin G Photo Essai Coloris

16 cm supplémentaires uniquement pour le coffre (425 litres)

À première vue, la Dolphin G peut sembler similaire à la Dolphin Surf. Toutefois, son design est davantage arrondi, remplaçant le look plus anguleux de la mini-Lamborghini par une esthétique plus fluide, s’inspirant des modèles plus haut de gamme comme la Seal 6. En s’approchant, on constate que la voiture a été agrandie de 16 cm (mesurant désormais 4,16 m) et élargie de 10 cm (1,82 m), permettant d’offrir un cinquième siège à l’arrière, en plus des quatre présents sur la Dolphin Surf. Cette extension profite surtout au coffre, qui a vu sa capacité passer de 308 à 425 litres.

Byd Dolphin G Photo Essai 2026 Coffre

Il se peut que certains regrettent que l’espace à l’arrière ne soit pas significativement amélioré par rapport à la Dolphin Surf. Bien que la taille des jambes reste similaire, la hauteur de plafond peut poser problème pour les passagers mesurant plus de 1,80 m, car la Dolphin G fait 1,57 m de hauteur (avec 2 cm de moins que la Dolphin Surf). Néanmoins, BYD a su faire le choix judicieux d’augmenter la taille du coffre, rendant le véhicule plus adapté pour une petite famille. La Dolphin G vise ainsi à surpasser son concurrent, la Renault Clio, dont le coffre offre une capacité de seulement 300 litres en version hybride.

Comment la Dolphin G peut-elle dépasser 1000 km d’autonomie ?

La surprise a été totale avec l’arrivée de la Dolphin G, qui s’impose comme la nouveauté inattendue du printemps dans la gamme de BYD. Développée en Chine, cette voiture a été lancée sans préavis, les spécifications et les tarifs ayant été communiqués juste avant la prise en main du véhicule. Parler d’une sortie rapide est un euphémisme. Toutefois, l’Europe demeure un axe de croissance essentiel, avec l’hybride DM-i qui se présente comme une alternative attrayante. BYD a d’ailleurs annoncé avoir franchi la barre des 8,5 millions de ventes avec cette technologie.

Qu’est-ce que le DM-i ? Pour le résumer, il s’agit d’un système combinant les avantages de l’hybride rechargeable (PHEV) et de l’électrique à prolongation d’autonomie. Le DM-i de BYD, surnommé « super hybride », se veut l’alliance parfaite entre ces deux univers, où le moteur thermique est principalement là pour recharger la batterie du moteur électrique qui entraîne les roues, tout en fournissant également une puissance supplémentaire si nécessaire (accélérations rapides, surplus d’électricité, etc.). En tout, BYD évoque cinq modes de fonctionnement différents.

  1. Mode électrique pur (EV) : la batterie alimente exclusivement le moteur électrique pour faire avancer le véhicule.
  2. Mode hybride générateur : le moteur thermique s’enclenche mais n’entraîne pas la voiture. Il tourne à son rythme optimal uniquement pour recharger la batterie qui alimente le moteur électrique.
  3. Mode hybride combiné : pour des accélérations franches ou à grande vitesse, les deux moteurs travaillent ensemble.
  4. Mode propulsion thermique directe : à vitesse stabilisée (comme sur autoroute), le moteur thermique prend le relais, car il se montre plus efficace dans ce contexte.
  5. Mode récupération d’énergie : pendant les freinages et les décélérations, le système récupère l’énergie cinétique pour recharger la batterie sans consommer d’essence.
Byd Dolphin G Photo Orange Coloris

Sur le plan commercial, le DM-i de BYD est surtout synonyme d’une autonomie impressionnante. Pour la Dolphin G, cela représente jusqu’à 1000 km d’autonomie. Selon la version, cette autonomie peut même atteindre 1040 km, grâce à une batterie offrant 105 km (WLTP) et un réservoir de 42 litres de carburant. Bien que la voiture soit plus lourde que sa version entièrement électrique (1440 ou 1550 kg selon les finitions, contre 1330 kg maximum pour la Dolphin Surf), elle est beaucoup plus fonctionnelle pour les longs trajets. Pour l’usage quotidien, il est également possible de circuler sans consommer une goutte de carburant.

Concernant la motorisation, le moteur à essence de 1,5 litre (4 cylindres) développe 95 ch. Même s’il a principalement le rôle de recharger la batterie, il peut se combiner avec le moteur électrique de 163 ch, générant un couple instantané de 210 Nm, associé à une batterie de 7,42 kWh (finitons Active) ou de 18,3 kWh (autres finitions). Ensemble, ils produisent une puissance totale de 176 (pour la version Active) ou 212 ch (pour les autres finitions), avec un 0 à 100 km/h en 8,3 secondes et une vitesse de pointe de 180 km/h. C’est la limite de puissance de la batterie intégrée qui explique les variations de puissance et l’écart d’autonomie total entre la version Active et les autres modèles.

Une citadine aux allures de berline

Sur la route, la Dolphin G se révèle plus lourde que sa version entièrement électrique. Ce surplus de poids se traduit par un comportement moins agile et par un amortissement plus ferme, qui ne filtre pas aussi bien les imperfections de la route, contrairement à la Dolphin Surf qui excelle sur ce terrain. Cependant, une fois sur autoroute, la Dolphin G affiche une assurance que sa sœur n’a pas, se rapprochant des caractéristiques d’une berline, surtout avec une consommation correcte (entre 4,5 et 5 L/100 km) si l’on ne pousse pas trop.

Dans l’habitacle, la configuration des sièges semble nécessiter une position plus élevée, car il faut ajuster le siège de manière assez haute. Les conducteurs préférant une assise plus basse peuvent rencontrer des difficultés pour trouver une position confortable. Heureusement, malgré ce bémol, les autres aspects de l’intérieur sont bien conçus, avec des matériaux inspirés des modèles plus premium, y compris un volant au style berline. La visibilité est par ailleurs excellente, et la version Comfort est dotée d’un grand toit panoramique vitré (non ouvrant).

Avec ses dimensions accru par rapport à la Dolphin Surf, la Dolphin G présente également une nouvelle disposition de la console centrale et du tableau de bord. L’ensemble dégage une impression de qualité supérieure. Le porte-charge sans fil a été repensé pour une utilisation plus pratique. Le véhicule ne comporte qu’un seul porte-gobelet, mais il est complété par un espace de rangement supplémentaire pour des bouteilles. D’autres compartiments sont disponibles sous la console centrale, sous l’accoudoir et dans les portières, même à l’arrière. Concernant les couleurs, l’intérieur de la Dolphin G est disponible en noir ou en gris clair. De plus, l’éclairage d’ambiance de la finition Boost (deuxième niveau) apporte une touche de couleur nocturne.

À partir de 23 990 euros mais sans charge rapide

Le prix d’entrée de la Dolphin G est fixé à 23 990 euros. À ce tarif, le modèle Active, moins équipé, propose une batterie de 7,42 kWh et ne permet qu’une autonomie de 39 km, contrairement aux autres finitions (Boost, Comfort et Sport) équipées d’une batterie de 18,3 kWh, offrant 105 km d’autonomie. À noter que le modèle Active ne permet pas de charge rapide ; la seule option de recharge disponible est en courant alternatif (AC) à 3,3 kW. La finition Boost paraît plus intéressante, car elle ouvre l’accès à la batterie de grande capacité avec une recharge de 6,6 kW et une recharge rapide de 39 kW (10-80 % en 28 minutes), idéale pour les longs trajets en tout électrique.

Byd Dolphin G Photo Essai Design Arrière 2026

Concrètement, les versions Boost, Comfort et Sport de la BYD Dolphin G se montrent capables de remplacer une voiture entièrement électrique, grâce à une autonomie suffisante pour un usage quotidien sans consommer d’essence, tout en ayant les capacités nécessaires pour de longs trajets sans inquiétude quant à la recharge. Ceci étant dit, la version Active, bien qu’elle soit plus restreinte, demeure une hybride séduisante avec 39 km d’autonomie en mode électrique et une portée totale de plus de 1000 km.

Bien que les niveaux de finition influencent directement l’autonomie et la recharge, ils ne conditionnent pas totalement l’équipement à bord. En effet, même la finition Active d’entrée de gamme propose un écran de 8,8 pouces pour l’instrumentation digitale, intégrant la navigation, un atout qui n’est pas présent sur les autres modèles BYD. Cette nouveauté réjouit, d’autant plus que les finitions Comfort et Sport offrent aussi la possibilité d’un affichage tête haute. Sur le tableau de bord, l’écran central de 10,1 pouces devient 12,8 pouces à partir de la finition Boost, qui double le nombre de haut-parleurs, propose le chauffage des sièges avant et teinte les vitres arrière.

BYD conserve des boutons physiques sur le tableau de bord de la Dolphin G, même s’il manque ceux pour le volume audio. Certaines fonctionnalités, comme la climatisation, sont totalement numériques. Deux boutons-poussoirs situés sur la console centrale permettent de changer de mode de conduite et d’opter pour une propulsion à 100 % électrique ou de retarder l’usage de cette dernière.

Les commandes pour activer le régulateur de vitesse adaptatif se présentent comme parmi les plus ergonomiques du marché. Dans différentes conditions de circulation, ce système fait preuve d’efficacité et de sécurité. Toutefois, il présente une certaine sensibilité, comme l’indiquent d’autres modèles de BYD : lors d’un dépassement sur autoroute, il faut changer de voie relativement tôt pour éviter une décélération trop rapide qui pourrait compromettre la manœuvre.

Byd Dolphin G Photo Essai 2026 Caméra Recul

Le régulateur adaptatif inclut aussi le système ICC de BYD pour une conduite semi-autonome niveau 2. Comme sur la Dolphin Surf, ce système est de série dès la finition Active, un équipement remarquable qui inclut également une caméra de recul et un accès cléless au véhicule. Pour les clients souhaitant opter pour la finition Boost, voire Comfort, cela permet de bénéficier de sièges avant réglables électriquement, de jantes en alliage bicolores de 18 pouces (au lieu de 16 pouces), d’une navigation Google Maps intégrée et d’un toit panoramique.

Concurrence : faut-il choisir la BYD Dolphin G ?

Bien que la Dolphin G soit conçue pour l’Europe, elle ne sera pas la priorité des chaînes de production de la marque en Hongrie, où le premier site de fabrication européen mettra l’accent sur les modèles entièrement électriques, qui bénéficient d’une meilleure éligibilité au bonus écologique. Par conséquent, le prix de la Dolphin G ne devrait pas subir une déflation significative en France, d’autant plus que le gouvernement ne soutient plus les modèles hybrides à ce point. Au tarif de 23 490 euros, la Dolphin G reste moins coûteuse que la Renault Clio 5 hybride (24 500 euros) ou la nouvelle Clio 6 hybride (24 600 euros).

Tarif de la BYD Dolphin G 2026 :

  • Active : 23 990 euros
  • Boost : 26 990 euros
  • Comfort : 28 490 euros
  • Sport : 29 490 euros

Pour plus de détails sur les niveaux de finitions et équipements de la BYD Dolphin G 2026, cliquez ici.

En 2026, avoir une citadine hybride s’avère souvent plus polyvalent qu’un modèle électrique aux batteries limitées. Toutefois, la question du tarif demeure. En effet, la Dolphin Surf est moins onéreuse que la Dolphin G, coûtant moins de 20 000 euros. Des concurrents, comme la MG4 Urban, présentent également des arguments solides : un prix imbattable (19 990 euros, tout comme la Dolphin Surf) avec un espace intérieur impressionnant et un coffre volumineux de 480 litres. Sur le plan dimensionnel, la MG4 est plus grande que la Dolphin G (4,40 m) et se révèle, à notre avis, plus polyvalente en matière de conduite et de qualité de fabrication.

BYD a néanmoins bien fait de doter la Dolphin G d’un coffre plus volumineux que celui de la Dolphin Surf. L’intérieur soigné, au volant et aux matériaux de la qualité supérieure, lui permettent de séduire une clientèle qui pourrait être tentée par des constructeurs européens, tels que Renault. Passer chez Peugeot ne permet pas d’égaler ce niveau d’autonomie sans prendre un modèle plus grand, tel que la 308, coûtant plus de 40 000 euros.

BYD Dolphin G

23 990 euros

Byd Dolphin G Photo Essai
8.3

Conduite


8.0/10

Habitacle


7.5/10

Technos


8.0/10

Autonomie


10.0/10

Prix/équipements


8.0/10

On aime

  • Un coffre de 425 litres et 5 places à bord (4 places seulement sur la Dolphin Surf)
  • Moins chère que la concurrence française (deux fois moins qu’une Peugeot 308 PHEV)
  • Un habitacle plus soigné que la Dolphin Surf
  • Plus de 100 km d’autonomie en 100 % électrique et 1000 km combiné
  • La conduite semi-autonome dès la finition Active

On aime moins

  • Pas plus d’espace à bord, hauteur de plafond inférieure à la Dolphin Surf
  • Position de conduite trop élevée
  • La véritable Dolphin G débute en finition Boost
  • Moins de confort qu’en Dolphin Surf (amortissement plus ferme, véhicule plus lourd)
  • La concurrence de la MG4 Urban : une berline compacte moins chère et entièrement électrique


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Franck Levesque

Je suis Franck Levesque, co-fondateur et rédacteur en chef de LeFuté.fr. Depuis la création du site, j’ai consacré ma carrière à la passion automobile et à l’innovation dans ce domaine. Mon intérêt particulier pour les nouvelles technologies automobiles m'a permis de développer une expertise solide sur les véhicules électriques et les avancées écologiques. Je suis reconnu pour ma capacité à vulgariser des sujets techniques complexes, permettant ainsi à tous de comprendre les enjeux de l'industrie automobile. Mon engagement est de fournir des informations précises et pertinentes pour guider les amateurs et professionnels de l’automobile. En plus de mon rôle chez LeFuté.fr, je suis souvent invité comme conférencier et participe régulièrement à des revues spécialisées, partageant mes connaissances sur les tendances et les innovations dans l’univers automobile.

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