Alors que le système Full Self-Driving est pointé du doigt pour des violations présumées du Code de la route, Tesla choisit de pousser encore plus loin ses défis. 🚗⚡
Elon Musk semble vouloir tester les limites. Alors que les autorités américaines surveillent de près Tesla, la marque relance une fonctionnalité déjà controversée de son logiciel d’assistance à la conduite Full Self-Driving (FSD). 🚦
Un retour explosif
Récemment, Tesla a déployé la version FSD v14, la première mise à jour significative de son système en un an. Après l’arrivée d’un mode dit « Sloth Mode », conçu pour une conduite plus prudente, la marque a décidé de faire parler d’elle avec la mise à jour FSD v14.1.2. Cette fois-ci, la prudence n’est clairement pas à l’ordre du jour.
Un nouveau mode, intitulé « Mad Max », fait son apparition dans le système. Ce nom fait référence à l’univers de la saga post-apocalyptique où les routes ressemblent à des champs de bataille. La description officielle dans les notes de mise à jour est loin d’être apaisante : ce mode « introduit des vitesses plus élevées et des changements de voie plus fréquents que le mode Hurry ».
Ce n’est pas une première. Elon Musk avait déjà proposé ce mode en 2018 lors de l’introduction de l’Autopilot pour « mieux gérer la circulation urbaine ». Face aux controverses, cette option avait été progressivement retirée. Pourtant, il semble que le milliardaire ne souhaite pas abandonner cette idée.
La réintroduction du mode a provoqué une onde de choc… Moins de 24 heures après son relancement, le mode Mad Max a été vu en train de griller des feux rouges et de dépasser les limitations de vitesse de plus de 24 km/h.

Timing incompréhensible
Sur le papier, cette initiative ne semble guère judicieuse pour un constructeur de voitures électriques, surtout dans le contexte actuel de surveillance réglementaire. Le Full Self-Driving est en effet l’objet de plusieurs enquêtes fédérales.
La semaine dernière, la NHTSA, l’agence américaine de sécurité routière, a ouvert une nouvelle enquête après avoir recensé 58 incidents, dont 14 accidents et 23 blessés liés à l’utilisation du FSD. L’agence accuse Tesla de permettre à son système de « violenter volontairement le Code de la route ». En conséquence, près de 2,88 millions de véhicules pourraient être rappelés si les résultats de l’enquête s’avèrent inquiétants.
Parallèlement, l’entreprise cherchait à se développer dans le secteur des taxis autonomes, tout en rappelant que les conducteurs doivent toujours garder les mains sur le volant lorsque l’Autopilot ou le FSD sont activés.
Cependant, cet argument perd de sa crédibilité. Plus tôt cette année, la justice américaine a reconnu pour la première fois la responsabilité de l’Autopilot dans un accident mortel.
- Tesla relance un mode de conduite agressif dans son système Full Self-Driving, en pleine tempête réglementaire.
- Baptisé Mad Max, ce mode incite le FSD à rouler plus vite et à changer de voie plus souvent.
- Une décision difficile à comprendre alors que Tesla est sous le coup de plusieurs enquêtes fédérales.
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