Alfa Romeo Cuorerosso : le V6 hybride de 565 ch ouvre une piste pour 2028

Un V6 biturbo, des moteurs électriques et une silhouette de grande GT : le Cuorerosso donne un aperçu concret des réflexions d’Alfa Romeo sur sa prochaine génération de voitures. Révélé le 11 octobre avant sa présentation au public le lendemain, ce concept n’annonce pas une Giulia prête à prendre la route. Il sert de laboratoire pour la motorisation hybride, les commandes et le style des modèles 2028.
Un V6 hybride de 565 ch, sans puissance totale annoncée
Au cœur du Cuorerosso, Alfa Romeo a installé un V6 biturbo de 2,9 litres, donné pour environ 565 ch. Il est associé à plusieurs moteurs électriques dont la puissance annoncée approche 350 kW, soit 476 ch. Additionner ces valeurs ne permet pas de calculer la puissance finale : les différents moteurs ne délivrent pas forcément leur maximum au même instant.
Le constructeur ne fournit ni puissance combinée homologuée, ni chiffre d’accélération, de couple ou de vitesse de pointe. La motorisation hybride reste donc une étude technique, et non une fiche de voiture prête à être commandée. La capacité de la batterie, la recharge, la consommation et l’autonomie électrique ne sont pas précisées non plus.
Parmi les pistes envisagées figurent une transmission intégrale Q4, une boîte automatique à convertisseur de couple et un arbre en fibre de carbone. Cette association pourrait préserver une réponse mécanique familière tout en faisant une place à l’électrification. Pour l’heure, aucune de ces solutions n’est confirmée sur un modèle de série.
- Moteur thermique : V6 biturbo de 2,9 litres, environ 565 ch.
- Part électrique : puissance annoncée proche de 350 kW, sans total combiné communiqué.
- Transmission étudiée : Q4, boîte automatique et arbre en fibre de carbone.
- Données absentes : consommation, recharge, autonomie et performances détaillées.
Une voiture sportive de 4,70 mètres pensée comme une GT
Long de 4,70 mètres, large de 1,98 mètre et haut de seulement 1,331 mètre, le concept adopte des proportions étirées. Son empattement de 2,93 mètres libère de la place pour quatre sièges individuels, tandis que les portes arrière à ouverture antagoniste facilitent l’accès à la seconde rangée. La masse annoncée atteint 1 750 kg, sans indication sur la méthode de mesure.
Le dessin associe un Scudetto intégré à la carrosserie à des poignées tactiles placées sur le toit. À l’arrière, la poupe tronquée reprend le principe de la Coda Tronca et s’accompagne d’un diffuseur intégré. Alfa Romeo annonce un Cx de 0,28, ainsi qu’une suspension pneumatique et des freins Brembo carbone-céramique pour ce concept.
Ce parti pris évoque une automobile italienne qui cherche à conjuguer présence visuelle et usage quotidien, plutôt qu’un coupé deux places radical. Le projet du Centro Stile de Turin s’inscrit dans une vague de concepts récents chez Stellantis, comme cette transformation insolite d’un Fiat en pick-up présentée autour d’un autre modèle du groupe.
Un habitacle où les instruments changent de place
La pièce la plus singulière à bord porte le nom de Cannocchiale Vivente. En mode Immersivo, deux instruments restent séparés devant le conducteur ; en mode Concentrato, ils se rapprochent physiquement pour former un affichage unique centré sur les informations utiles. Il ne s’agit donc pas seulement de changer les couleurs d’un écran, mais de modifier la configuration de l’instrumentation.
Le volant Con-tatto accompagne une direction steer-by-wire, pilotée par signaux électroniques sans liaison mécanique conventionnelle permanente. Des retours haptiques et sonores sont envisagés pour transmettre les réactions de la voiture. Sur la console, le Magma Display mêle surface tactile, molette et interrupteurs physiques, avec trois modes : Cruise, Sport et Quadrifoglio.
Le concept explore aussi des matériaux moins conventionnels : nubuck Poltrona Frau, cuir régénéré composé à 60 % de déchets post-industriels et composites intégrant des fibres de carbone recyclées. Comme pour les commandes, leur présence sur une future Alfa de série reste à confirmer. Une autre création expérimentale du groupe rappelle que ces exercices servent d’abord à tester des idées, pas à annoncer une production imminente.
Ce que le Cuorerosso annonce pour les modèles 2028
Alfa Romeo donne un horizon plus clair pour le design que pour les moteurs. À partir de 2028, la philosophie Bellezza Necessaria doit guider la nouvelle gamme autour de quatre axes : esthétique, fonction, technologie et qualité. Le Scudetto intégré, les commandes épurées et l’instrumentation mobile illustrent cette recherche d’éléments qui ont une utilité visible.
La marque prépare une stratégie multiénergie, avec des architectures capables d’accueillir des motorisations électriques, hybrides rechargeables, hybrides légères ou hybrides complètes. Elle évoque des véhicules pouvant atteindre 4,70 mètres et la possibilité de futures déclinaisons Quadrifoglio. Cette orientation rejoint les transformations et les choix de carrosserie que le groupe teste sur d’autres projets, comme le Fiat transformé en pick-up.
Rien ne confirme que le V6 du Cuorerosso équipera la prochaine Giulia Quadrifoglio, ni que le concept deviendra un modèle de série. Son message est plus mesuré : Alfa Romeo étudie une voiture sportive électrifiée sans abandonner le six cylindres, tout en préparant le langage de ses futurs modèles.
Publications similaires :
- La 2CV électrique de Citroën se profile pour 2028 : un prix cible de 15 000 € évoqué avant le Mondial de Paris
- Porsche réajuste son virage électrique : un SUV thermique et hybride, apparenté à l’Audi Q5, est attendu en 2028
- BMW prévoit une électrique abordable pour 2028, avec la Série 1 à propulsion en ligne de mire
- Alfa Romeo Concept 2026 à Paris : un manifeste audacieux pour réinventer l’héritage de la marque