Dans la ville de Douai, la gigafactory du géant chinois AESC Envision a exceptionnellement ouvert ses portes aux caméras de TF1, offrant ainsi une vision exclusive du processus de fabrication des batteries électriques en France. Située juste en face du site emblématique de Renault, cette immense usine représente un axe fondamental de la « Battery Valley » au sein de la région Hauts-de-France.
La principale mission de cette usine est de réaliser localement des cellules et des modules de batteries destinés aux modèles phares de Renault, tels que la Renault 5 E-Tech et la R4. Cela permet de diminuer la dépendance de la France vis-à-vis des importations en provenance d’Asie, tout en réduisant aussi son impact carbone et en maîtrisant les coûts logistiques.
🔴 📺 #LE20H de @TF1 avec Jean-Baptiste Boursier
🚙 Plongée au cœur d’une usine de fabrication de batteries
➡️ Une usine ultra-sécurisée à Douai a exceptionnellement ouvert ses portes à nos caméras pic.twitter.com/mSNXBBuFPT
— TF1Info (@TF1Info) October 15, 2026
Un procédé de fabrication hautement technique
Environ la moitié des 1 500 salariés de l’usine travaille dans des salles blanches très contrôlées. L’accès nécessite de passer par un sas et une douche à air comprimé pour éliminer toute impureté. La propreté, en termes de poussière et d’humidité, est essentielle pour la protection des cellules de batteries.
À l’intérieur, des rouleaux de cuivre et d’aluminium pesant environ 400 kilos circulent à travers un réseau de machines automatisées. Ces films métalliques, d’une épaisseur de 0,1 mm, sont imprégnés de Nickel-Manganèse-Cobalt sous une forme liquide. Par la suite, ils sont découpés et empilés pour former des cellules.
Le niveau de précision dans ce processus est extrême. Les rouleaux de cuivre et d’aluminium, d’un poids d’environ 400 kilos, défilent à travers un complexe de machines automatisées. Ces films métalliques, d’une épaisseur d’un dixième de millimètre, sont imprégnés de Nickel-Manganèse-Cobalt en phase liquide, avant d’être découpés puis empilés.
Après leur assemblage et mise en sécurité, ces cellules sont regroupées en modules compacts pesant 50 kilos chacun, qui sont ensuite directement acheminés pour être placés sous le plancher des véhicules.
Des recrutements en cours
Le processus de fabrication étant si complexe et encore émergent en Europe, 200 experts chinois sont actuellement employés dans l’usine. Leur rôle est de former le personnel local tout en surveillant la montée en puissance de la production. En parallèle, l’entreprise poursuit ses recrutements et prévoit d’embaucher 200 nouveaux CDI d’ici six mois, dont environ 40 se concentreront sur la maintenance technique.
Il convient de rappeler que l’Europe vise à diminuer sa dépendance importante envers l’Asie pour les cellules de batteries. Pour ce faire, cette usine a déjà bénéficié d’un soutien financier de 48 millions d’euros de l’Union européenne. En outre, le groupe chinois Envision a investi un total de 2 milliards d’euros pour réaliser ce projet.
- La gigantesque usine d’AESC Envision à Douai a régulièrement ouvert ses portes à TF1, révélant les aspects techniques de la fabrication des batteries.
- Au sein de l’usine, 200 experts chinois forment et supervisent la montée en compétences des équipes françaises tout en intégrant de nouvelles recrues.
- Le site augmente sa production pour fournir les batteries destinées aux nouveaux modèles Renault 5 et 4, assemblées à proximité.
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