Xiaomi vise la vente de jusqu’à 550 000 voitures électriques d’ici 2026. Après le lancement des modèles SU7 et YU7 sur le marché chinois, la marque se tourne désormais vers l’Europe. Son entrée sur ce marché se concrétise, comme en témoigne un prototype repéré à Carnon, près de Montpellier. Les équipes de Xiaomi sont en effet à l’œuvre pour finaliser l’homologation de leurs véhicules.
Observer un prototype en phase de développement suscite toujours un intérêt particulier. Ces véhicules, souvent camouflés avec des motifs noirs et blancs, se démarquent facilement et captent l’attention des passants. Généralement, ces prototypes annoncent un nouveau modèle, une mise à jour ou une innovation technologique. Dans l’industrie automobile, ils sont communément appelés « mulets ».
Récemment, à Carnon, au bord de la Méditerranée, un prototype a été aperçu par Stéphane, un lecteur de Presse-citron. Cela concerne une Xiaomi, dont la structure est celle de la berline électrique SU7. Bien que son design soit dissimulé, ce camouflage n’indique pas que le véhicule est totalement inconnu. Il doit simplement obtenir l’homologation pour le marché européen.

GSR2, CCS2, HyperOS Pilot… La Xiaomi SU7 se prépare à l’homologation en Europe
Pour que ce modèle soit disponible sur notre continent, il doit encore passer par une phase de développement approfondie. Cela est nécessaire non seulement pour répondre aux exigences législatives (notamment la norme GSR2 et l’intégration du standard de recharge CCS2) mais aussi pour ajuster le véhicule aux préférences des utilisateurs européens. Ces ajustements incluent la direction, la suspension et l’intégration de services numériques adaptés à la navigation et au multimédia.
Les SU7 et YU7, issues d’une vaste gamme de produits technologiques et robotiques, sont équipées d’un système intelligent nommé HyperOS Pilot. Ce dernier utilise l’intelligence artificielle ainsi que des capteurs LiDAR pour offrir des fonctionnalités de conduite semi-autonome. Pour que ces caractéristiques soient opérationnelles en Europe, il est nécessaire que ces voitures accumulent un nombre significatif d’heures de conduite dans l’environnement local.

Centre de R&D à Munich, plusieurs prototypes déjà vus en France et ailleurs avant une arrivée prévue en 2027
Pour atteindre cet objectif, Xiaomi a lancé en 2025 des bureaux de recherche et développement à Munich, en Allemagne. C’est de ce site que provenait le prototype récemment observé en France. Après plusieurs mois d’essai sur les routes bavaroises, il est maintenant temps d’étendre les tests, y compris en France, afin de mieux entraîner les algorithmes concernant la signalisation routière.
Ce n’est pas la première fois que des prototypes de la marque sont aperçus en France. Des signalements ont été rapportés à Metz à la fin février 2026 et dans une station de recharge Lidl. En avril, des prototypes ont également été observés en région parisienne et sur l’autoroute du Nord. À l’international, des voitures similaires ont été vues aux Pays-Bas et en Pologne. Dans la flotte identifiée, plusieurs numéros ont été notés, dont les 002, 003 et 005.
Xiaomi a recruté d’anciens employés de chez BMW et Mercedes, dont l’expertise sera précieuse pour naviguer dans le processus d’homologation européen. La fréquence et l’intensité des tests réalisés actuellement révèlent que la marque chinoise se prépare activement pour une entrée sur le marché prévue pour 2027, comme l’avait déjà annoncé son président Lu Weibing en novembre 2025.

Objectif : 550 000 ventes de la Xiaomi SU7 en 2026
En parallèle de l’homologation de ses véhicules, Xiaomi se concentre sur l’établissement d’un réseau de distribution en Europe. Cette approche rappelle celle de BYD, qui opère par le biais de concessions physiques, renforçant ainsi la confiance des consommateurs et facilitant des volumes de vente importants. En Chine, la marque a déjà écoulé 109 000 unités cette année, avec un objectif ambitieux de 550 000 unités en 2026, après une année 2025 déjà très prometteuse.
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L’enjeu réside donc moins dans l’arrivée de Xiaomi sur le marché européen, mais plutôt dans la tarification de ses modèles. Les prix de lancement pourraient ne pas être aussi compétitifs que ceux observés en Chine, où les modèles SU7 et YU7 sont proposés respectivement à 28 200 et 32 500 euros.
Pour éviter les lourdes taxes d’importation, Xiaomi pourrait envisager une production locale. Pourtant, aucune initiative concrète en ce sens n’a été signalée jusqu’à présent. À Pékin, les voitures sont fabriquées dans une usine hautement automatisée, recourant à des centaines de robots. Il est donc probable que ces véhicules arrivent en Europe par voie maritime, entraînant potentiellement une hausse de prix.
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