Une véritable transformation pour l’ensemble des nouveaux modèles de véhicules.
Cette évolution est marquante pour le secteur automobile. Depuis le 7 juillet, toutes les voitures neuves immatriculées au sein de l’Union européenne, y compris en France, doivent intégrer une caméra infrarouge destinée à surveiller nos yeux. Ce dispositif peut alerter le conducteur en cas de distraction.
Comme l’indique TF1, cette caméra se trouve généralement aménagée sur le rétroviseur, près du volant ou sur le côté conducteur de la structure de l’habitacle. Elle est capable de détecter différents comportements à risque, tels que l’utilisation d’un smartphone, un état de somnolence, ou un regard éloigné de la route. En effet, elle s’active après quatre secondes de conduite à plus de 50 km/h, selon les informations rapportées.
Cette législation met par ailleurs un accent particulier sur la sécurité des piétons et des cyclistes. Ainsi, le système AEB (Automatic Emergency Braking), qui détecte les éventuels risques de collisions, devient requis pour tous les véhicules neufs, y compris les camping-cars.
À partir de 10 km/h, cette technologie utilise des détecteurs radars et des lasers pour repérer un obstacle ou un autre véhicule, enclenchant automatiquement le freinage d’urgence. Les carrosseries devront également inclure une zone de protection élargie, conçue pour réduire les traumatismes crâniens en cas d’accident. Cette avancée se concentre particulièrement sur les zones urbaines, où les incidents impliquant des usagers vulnérables sont fréquents.
Néanmoins, il est vrai que ces systèmes peuvent engendrer des coûts supplémentaires. Des estimations avancent que l’addition pourrait varier entre 400 et 800 euros par véhicule, augmentant le prix d’achat. Face à cela, les instances européennes envisagent d’exempter certaines voitures urbaines de cette obligation.
Un nouvel équipement essentiel en Espagne
À titre de rappel, depuis le 1er janvier 2026, la direction générale de la circulation en Espagne impose que chaque véhicule soit équipé d’une balise V-16. Ce dispositif est une lampe à installer sur le toit du véhicule sans avoir à en sortir, permettant ainsi de signaler un danger et de devenir immédiatement visible en cas d’accident ou de panne.
La balise V16 a été officiellement instaurée depuis le 1ᵉʳ juillet 2021. À partir de cette date, elle a coexisté avec le classique triangle de présignalisation, et bien que les deux dispositifs aient été autorisés jusqu’en janvier 2026, seule la balise V16 est désormais autorisée.
Dans la pratique, ce petit gyrophare d’urgence dispose d’un système d’installation magnétique. Le conducteur n’a besoin que de quelques secondes pour le placer sur le toit de son automobile. Contrairement au triangle de signalisation, il n’est plus nécessaire de quitter le véhicule et de parcourir une certaine distance, parfois dans des conditions de visibilité dangereuses, pour mettre en œuvre ce dispositif. Plus de détails à ce sujet peuvent être consultés dans notre article précédent ici.
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