Europe hausse ton contre taxe voitures chinoises

Taxe sur les voitures chinoises : l’Europe hausse le ton !

Taxe sur les voitures chinoises : l’Europe hausse le ton

En octobre 2023 et février 2024, 177 839 voitures chinoises ont trouvé preneurs dans l’Union européenne. Une affluence qui n’est pas passée inaperçue auprès de la Commission européenne, laquelle a ouvert une enquête pour examiner les possibles pratiques d’ingérence du gouvernement chinois en faveur de ses constructeurs nationaux. Les marques telles que BYD, MG, Xpeng, Nio, Lynk&Co ou encore Hongqi semblent bénéficier de généreux financements pour conquérir le marché européen, suscitant une hausse significative des ventes de voitures chinoises.

Parmi les acteurs majeurs de ce phénomène, MG a su se démarquer avec ses modèles ZS EV, MG 4 et HS/EHS, occupant les trois premières places du classement. En parallèle, BYD et ses Atto 3 ainsi que Seal ont également su captiver l’attention des consommateurs européens. Cependant, malgré cette montée en puissance, environ 130 000 voitures chinoises restent bloquées dans les ports européens, faute de demande suffisante.

Pour contrer cette tendance à la hausse, l’Union européenne envisage sérieusement d’imposer des droits de douane conséquents sur tous les modèles provenant de Chine, y compris ceux des marques occidentales produisant dans ce pays, comme la Tesla Model 3, la Dacia Spring, la Citroën C5X ou encore la DS 9.

Une guerre commerciale en approche ?

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Actuellement, les voitures chinoises sont taxées à hauteur de 10% à leur arrivée en Europe, une taxation jugée trop faible par la Commission européenne comparée aux 25% déjà appliqués par les États-Unis, qui envisagent même de porter ce taux à 100%. La présidente de la Commission, Ursula Van der Leyen, a mentionné que si des subventions chinoises étaient confirmées, les droits de douane imposés correspondraient au préjudice constaté.

Une décision finale est attendue pour le 5 juin, avec une possible entrée en vigueur de la nouvelle taxation dès le 4 juillet. En réaction, la Chine a évoqué la possibilité de mettre en place des contre-mesures, incluant des taxes supplémentaires sur des produits européens tels que le vin et les produits laitiers.

Un équilibre délicat pour l’Union européenne

Face à cette situation, l’Union européenne se retrouve dans une position complexe, sachant que les batteries et les semi-conducteurs essentiels pour les constructeurs européens sont majoritairement importés de Chine. Afin de préserver son marché et éviter d’éventuelles répercussions négatives, l’UE devra jongler habilement entre ses intérêts économiques et la nécessité de réguler les flux commerciaux internationaux. 🚗🔋🌍

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