Découverte des trésors cachés au musée Maurice Dufresne

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Passionné de récupération, Maurice Dufresne a passé des décennies à collectionner des trésors. Aujourd’hui, ces pièces sont exposées dans le musée qui porte avec fierté son nom. Mais en plus des pièces exposées au public, un coffre fort secret abrite d’autres pépites. Il sera exceptionnellement ouvert aux visiteurs pour une soirée. Nous avons eu la chance d’explorer cette grande sortie de grange avant tout le monde.

Un roadster Irat OLC.3 de 1939 équipé d'un moteur Citroën Traction de 55 ch.
La Durandal Type A avec son cadre en tôle embouti. Une première à l'époque et le dernier exemplaire existant.
Quel est ce modèle ? Au Musée Maurice Dufresne, ils ne le savent pas. Les experts sont invités à se prononcer.
Une voiturette Monet-Goyon de 1914 avec une poupe très avant-gardiste pour l'époque.

C’est l’histoire d’un homme avide de connaissance, qui possède une curiosité particulière pour les engins mécaniques. Un ferrailleur d’Indre-et-Loire, maître dans l’art de la récupération, qui finira par ouvrir un musée où sont désormais présentées 3 000 pièces dans un inventaire à la Prévert incroyable.
Au Musée Maurice Dufresne, baptisé également Cité rétro mécanique, on retrouve les voitures bien sûr, dont certaines sont incroyablement rares, mais aussi des avions, des tracteurs, des moissonneuses-batteuses, des armes, une guillotine, et un moteur à naphtaline. Autant d’artefacts parmi d’autres merveilles.
Ce gigantesque musée, occupant plus de 6 hectares, a trouvé sa place dans un ancien moulin à proximité d’Azay-le-Rideau et de son château. C’est là que l’ancien récupérateur de métaux, et fabricant de remorques agricoles, a choisi d’exposer ses innombrables trouvailles. C’est dans ce lieu qu’en 1992, il a ouvert son musée selon un principe simple : tout objet mécanique conçu entre 1850 et 1950 mérite sa place.
En parcourant les traces de la révolution industrielle jusqu’aux trente glorieuses, ce musée expose 100 ans de l’intelligence humaine, avec des voitures rares comme ce camion Benjamin, datant de 1927, ou cette voiture de sport Irat rarement vue datant de 1939, et encore ce tracteur américain de 1902 pesant 4,5 tonnes et nommé à juste titre « Titan ».
Mais Laeticia Boissoneau, la petite-fille du fondateur décédé en 2008, ne peut pas tout exposer et surtout, ne peut pas restaurer tous les engins que son grand-père a accumulés pendant un demi-siècle. Au Moulin de Marnay, il y a donc un trésor caché, une cachette secrète inaccessible au public. Elle sera exceptionnellement ouverte aux visiteurs le 18 mai prochain, entre 19 h 30 et 22 heures. Les visiteurs sont invités à apporter leur propre lampe torche pour explorer le lieu. David Moriceau, l’ambassadeur, le guide et l’historien de la maison nous fait découvrir cet endroit mystérieux en avant-première.
Le secret de la réserve est accessible par une porte cachée dans l’une des salles du musée. Dans l’obscurité s’amoncellent d’autres voitures, des tracteurs, des camions, des avions et des motos qui attendent leur tour. Parmi ceux-ci se trouve un modèle unique de moto, une Durandal Type A de 1926.
« Selon les dires, il s’agirait du seul exemplaire existant à ce jour », explique l’expert. Plus loin, un autre petit bijou rare dort paisiblement : une Peugeot 401 Cabriolet. Si le coupé cabriolet de la marque au Lion des années trente est connu, on ignorait que quelques versions à capote avaient été fabriquées.
Une Mathis de la même époque nous scrute. Elle aussi attend d’être restaurée, tout comme cette camionnette Morris-Léon Bollée T1 de 1931, modèle final produit par la marque qui porte le nom de l’un des inventeurs de l’automobile. Le camion à vapeur Purrey semble la surveiller. Il est l’un des deux derniers exemplaires existants, l’autre pièce étant conservée par la fondation Berliet à Yzaures-sur-Creuse.
David Moriceau nous guide vers une autre voiture. Mais sous une épaisse couche de poussière, on ne réussit pas à identifier ce cabriolet d’avant-guerre. « On n’a pas réussi à l’identifier ». C’est pourquoi il s’adresse aux visiteurs du 18 mai et aux lecteurs de Caradisiac pour tenter de découvrir son origine.
Puis, une autre voiture attire notre curiosité, ou plutôt une voiturette : une Monet-Goyon dont la forme est remarquable pour son époque. Une Simca 5 de 1938 chasse aussi notre attention, tout comme un rouleau compresseur des années 30 et un bus Schneider de 1905.
« Il y a autant d’objets cachés que d’objets en exposition », explique Laeticia Boissoneau à son retour à la lumière. Ces objets cachés seront dévoilés lors de cette soirée exceptionnelle du 18 mai prochain. Quant aux milliers d’engins exposés au grand jour, ils peuvent être découverts tout au long de la saison, car le Musée Maurice Dufresne ferme ses portes entre fin octobre et début avril.

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